exerce la profession d'affranchisseur, ou mieux enfin par un vété-

rinaire.

La nourriture qu'on donne aux agneaux doit être composée de son, d'avoine et d'orge, de betteraves coupées très menu ou de quelques autres racines analogues, de choux, de regains de prairies artificielles, dont ils mangent d'abord les feuilles et les fleurs. Ils savent bien vite qu'ils trouveront toutes ces friandises dans leur compartiment spécial; aussi s'y rendent-ils sans cesse, et deviennent-ils peu à peu moins avides du lait de leur mère, qui est ainsi ménagée. Lorsque les beaux jours sont revenus, on les mène sans leurs mères dans des pâturages abondants et on ne les y laisse pas longtemps les premières fois qu'ils sortent.

Il est convenable que les brebis nourrices, lorsqu'elles ont leurs agneaux, soient séparées du reste du troupeau aux champs et dans la bergerie; elles ont besoin d'une nourriture plus abondante. Vers l'âge de 4 à 5 mois, il convient de sevrer les agneaux, qui ne se sèvreraient seuls que lorsque la mère n'aurait plus de lait, car il faut que la mère se repose entre l'allaitement et la gestation. Pour les sevrer, on les sépare d'abord de leur mère la nuit. Une dizaine de jours après, on ne les met qu'une fois par jour avec leurs mères, enfin on cesse de les réunir, mais il faut au moins un mois pour qu'ils oublient tout à fait de teter.

Pendant le sevrage et après, aussi longtemps qu'on le pourra, il faut que les agneaux reçoivent une nourriture très abondante et substantielle.

Maladies des bêtes à laine.

Pourriture. — Les bêtes à laine sont sujettes à beaucoup de maladies; l'une des plus graves est la pourriture (cachexie aqueuse); c'est aussi la plus commune. Dans les années pluvieuses, on fera peu sortir les troupeaux, pas du tout au moment de la rosée et par les temps de pluie, et jamais sans leur avoir donné une petite ration de nourriture sèche. On mettra dans leur boisson une certaine quantité de ferraille qu'on agitera deux ou trois fois pour dissoudre la rouille qui se forme promptement sur la ferraille plongée dans l'eau; on salera cette eau assez fortement. Malgré ces précautions, la maladie peut se déclarer, ce qu'il est facile de reconnaître à la décoloration des lèvres et des paupières, à la faiblesse des bêtes qui en sont atteintes ou à un gonflement qui se manifeste sous la gorge, surtout le soir, lorsque la ma-