l'eau pour former une espèce de purée qu'on peut lier au be-

soin avec un peu de farine, et on renouvelle ces applications

tant que l'inflammation persiste.

L'humidité des cataplasmes détermine souvent la production d'un très grand nombre de petits furoncles; il est facile d'éviter cet inconvénient en interposant entre le cataplasme et le furoncle une couche d'un corps gras appelé glycérine. Quelques personnes pensent qu'avant de soigner un furoncle il faut le laisser se développer; pour moi, je crois qu'il vaut mieux le soigner tout de suite, afin qu'il prenne moins de développement.

Lorsqu'un furoncle commence à blanchir, il faut le couvrir d'un petit emplâtre de diachylon ou d'onguent de la mère, qu'on renouvelle chaque fois qu'on applique un nouveau cataplasme; lorsqu'un furoncle est percé, on continue l'usage de l'onguent et du cataplasme jusqu'à ce que le bourbillon, c'est-à-dire ce lam-beau mortifié qui se trouve au centre, soit entièrement sorti. On lave le furoncle plusieurs fois par jour avec de l'eau tiède, et, lorsqu'on est débarrassé du bourbillon, on remplace l'onguent de la mère et les cataplasmes par des plumasseaux de charpie enduits de cérat, sans toutefois cesser de faire des lotions d'eau tiède. La pommade camphrée, adoucissante et calmante, réussit aussi bien que le cérat; on peut même en couvrir le furoncle avant qu'il soit percé. Dans ce cas, on n'applique pas de cataplasmes.

Chez certaines personnes, les plus petites plaies, comme celles qui résultent des furoncles, se cicatrisent lentement; dans ce cas, pourvu qu'il n'y ait plus ni inflammation ni douleur, on peut ajouter quelques gouttes d'extrait de Saturne à l'eau tiède dont on se sert pour les lotions. Si plusieurs furoncles se développent à la fois, on peut, outre ces lotions, prescrire des bains tièdes prolongés pendant deux heures, la diète, un régime rafraîchissant et quelques lavements. Une purgation peut être utile après une éruption considérable de furoncles; mais il ne faut pas la prendre sans le conseil d'un médecin. Une poussée de furoncles qui se prolonge longtemps est sans doute bien génante, mais il ne faut pas oublier qu'elle est souvent salutaire.

Si un grand nombre de furoncles sont placés les uns à côté des autres, si la surface de peau enflammée est large, et que le malade ait la langue rouge, de la fièvre et de l'insomnie, il est possible qu'il ne s'agisse pas seulement d'un furoncle, mais bien d'un anthrax, et il faut appeler immédiatement un médecin.

Colique et Crampe d'estomac. — On appelle généralement