un cheval, un éboulement, ne peut ni se relever ni mouvoir le membre. Dans ce cas, on coupe aussi les portions de vêtement qui revêtent le membre. On glisse une planche sous la cuisse et la jambe, et, à l'aide d'un remplissage quelconque (balle d'avoine, foin, mousse, ouate), poussé avec douceur sous le membre et tassé sur ses côtés, on le met dans une immobilité aussi complète que possible. De cette façon, le malade peut être transporté dans son lit sans éprouver de douleurs, et on évite les déplacements consécutifs qui ajoutent tant à la gravité des fractures. Pour ce transport, on peut presque partout improviser un brancard.
Nous avons, à propos de l'entorse, expliqué les succès obtenus dans certaines circonstances par des rhabilleurs; malheureusement, on les consulte aussi, non seulement dans les cas plus graves encore de fractures et de luxations, mais dans toute espèce de maladies. Beaucoup de pauvres ignorants vont livrer leur existence ou celle de leurs enfants à ces bourreaux, qui emploient souvent les moyens les plus violents pour guérir un mal dont ils sont loin de connaître la cause. La confiance qu'ils inspirent est telle, qu'au moindre coup, à la plus légère douleur, souvent exagérée par l'imagination, les paysans se croient une côte enfoncée, un membre démis, ou une maladie mortelle, qu'ils vont soumettre au traitement du rhabilleur. Comme il ne lui est pas difficile de guérir un mal qui n'existe pas, sa réputation grandit et s'enracine dans ces esprits crédules. C'est un devoir pour une femme éclairée de combattre un préjugé si fatal; l'influence que sa position lui donne et la douce persuasion de ses paroles peuvent le détruire chez les paysans assez heureux pour recevoir ses soins, ses conseils et ses secours.
Fraîcheur.—Voir Rhumatisme.
Furoncle.—Voir Clou.
G
Gerçures. — Voir Engelures.
Gorge (Maux de). — Cette maladie est caractérisée par de la douleur et de la rougeur à la gorge et par la difficulté d'avaler. Les maux de gorge sont souvent très graves; chez les enfants, ils peuvent être le symptôme du croup ou de l'angine couenneuse. Il est donc toujours sage d'appeler un médecin au début d'un violent mal de gorge.
Si la douleur n'est pas aiguë, il faut d'abord garnir le cou d'une
cravate chaude, en étoffe de laine, sous laquelle on peut met-