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Chlorose. — Lorsqu'un jeune garçon ou une jeune fille pâlis-

sent, maigrissent, s'énervent, il faut les faire coucher dans la

chambre de leurs parents, et les surveiller sans cesse pour cher-

cher à découvrir la cause de cet état.

Le plus souvent, cet affaiblissement est dû à un état chlorotique qui peut être combattu par des préparations ferrugineuses, du vin de quinquina et une nourriture substantielle et tonique (viandes rôties, vin, etc.). Mais comme ce dépérissement peut avoir des causes qu'un médecin seul peut découvrir, il est bien plus sage de faire examiner les malades que d'entreprendre un traitement qui pourrait être appliqué à faux.

Chute.—Voir Contusion,Évanouissement.

Clou ou Furoncle. — On appelle furoncle l'inflammation douloureuse d'une partie circonscrite de la peau qui se termine par suppuration et par l'issue d'une portion mortifiée nommée bourbillon. Cette inflammation est caractérisée par un gonflement, une rougeur vive et une induration au centre de la partie gonflée. Bien que les furoncles déterminent toujours de la gêne et de la douleur, ils ne peuvent avoir de suites fâcheuses, à moins qu'ils ne se reproduisent en très grand nombre. Il n'y a aucun remède intérieur à appliquer sans le conseil d'un médecin; il faut seulement suivre un régime doux et observer une demi-diète.

Les furoncles sont un de ces maux pour lesquels chacun a une recette, dont j'engage mes lectrices à se défier. On sourira peut-être en voyant que, si j'engage mes lectrices à se défier des recettes des matrones, j'indique parfois un moyen de gué-rison; mais ce qui m'enhardt, c'est ma longue expérience et mes fréquentes relations avec d'habiles médecins qui ont bien voulu éclairer mon ignorance. Je reviens aux furoncles.

Lorsqu'on éprouve une douleur sur un point circonscrit de la peau, qu'il y a de la rougeur et qu'il se forme une petite induration au centre de la peau enflammée, il est probable qu'un furoncle va apparaître. On peut tenter alors de le faire avorter en touchant le point le plus élevé de la peau avec une goutte d'acide chlorhydrique étendu de quatre gouttes d'eau. Si le mal n'avorte pas, on y applique, soit un oignon blanc ou un oignon de lis cuit sous la cendre, soit des cataplasmes émollients de farine de graine de lin, de mie de pain bouillie dans du lait, ou de feuilles de guimauve vertes, hachées, et assez cuites dans