de ce traitement la diarrhée n'avait pas cessé, il faudrait appeler

un médecin.

Diarrhée. — Voir Dévoiement.

Douleur.— Quand on éprouve une douleur fixe sur un point quelconque du corps, il faut examiner les symptômes du mal, observer une demi-diète, boire un peu de tisane douce, éviter les mouvements qui pourraient augmenter la douleur, et s'abstenir de remèdes. Si la douleur persiste, il faut consulter un médecin.

Dyssenterie. — La dyssenterie est une maladie grave, caractérisée par une douleur vive et des selles sanguinolentes très fréquentes. Quand elle est épidémique, elle envahit une contrée dont elle atteint la majorité des habitants. Les gens de la campagne ne croient point cette maladie dangereuse, bien qu'elle soit souvent mortelle. Ils emploient pour la combattre tout ce qu'ils croient être le plus astringent et le plus nourrissant, comme les cormes, le suc de réglisse, les viandes fortes, surtout la viande de porc. Ils pensent qu'il faut alimenter ce dévoiement continuel et chercher à constiper le malade pour arrêter la maladie. Ils aggravent ainsi le mal et le rendent souvent incurable. Au lieu de ce régime, il faut tout d'abord transporter le malade, s'il est possible, loin des conditions dans lesquelles l'épidémie s'est développée, et borner l'alimentation à quelques cuillerées de légumes farineux décortiqués et bien cuits, et à un peu de viandes blanches; faire boire de l'eau de riz au malade, et lui administrer deux fois par jour un demi-lavement composé d'une décoction d'une demi-tête de pavot blanc, dans laquelle on délaye assez d'amidon cuit pour qu'il forme une espèce de bouillie très claire. Ce lavement doit être gardé le plus longtemps possible, ce qui n'est pas difficile, parce qu'il est calmant. On peut le rendre plus efficace en y ajoutant 7 ou 8 gouttes de laudanum.

Des bains généraux ou des bains de siège, pris avec beaucoup de précautions pour éviter le froid, sont aussi très salutaires. Au sortir du bain, on met le malade au lit.

Si la dyssenterie n'est pas très violente, elle cède aux premières applications du traitement; mais, si le mal est grave, que le malade soit affaissé et que le sang paraisse dans les selles, il faut absolument appeler un médecin, sans quoi on s'expose à voir mourir le malade en peu de jours.

La dyssenterie se communique souvent par les miasmes déga-

gés des selles; il faut enfouir celles-ci avec soin et empêcher ainsi

que leur odeur ne se répande dans les habitations.