du jus de framboises. Lorsqu'elle est épidémique, les paysans ne s'en inquiètent nullement et ne veulent pas appeler un médecin. On peut appliquer à la scarlatine le même traitement qu'à la rougeole; mais souvent on est obligé, à la fin de la maladie, de purger le malade, ce qu'on ne doit pas faire sans l'avis du médecin. L'application de sangsues peut être aussi funeste dans la scarlatine que dans la rougeole; mais comme la scarlatine est souvent accompagnée d'un violent mal de gorge, les paysans, qui se mêlent de faire de la médecine, ne se préoccupent que de combattre ce mal de gorge et appliquent des sangsues. Il faut donc surveiller les malades et les empêcher de se traiter par leurs seules inspirations.
A la fin de la scarlatine, l'épiderme tombe par larges lam-
beaux, surtout à la paume des mains et à la plante des pieds;
parfois la peau d'un doigt se détache tout entière. Il ne faut pas
laisser alors le malade s'exposer à l'air froid ni aux courants
d'air, ni même à l'air libre, car, avant que la chute de l'ancien
épiderme soit complète et que le nouveau ait pris une certaine
consistance, le moindre froid peut occasionner une maladie de
poitrine ou une hydropisie. C'est surtout à cette époque que la
scarlatine est contagieuse; il faut donc éviter que les malades
soient visités par des personnes qui n'en ont pas été atteintes,
surtout par des enfants.
La convalescence de la scarlatine est aussi dangereuse que la maladie elle-même ; à cette époque, la moindre imprudence peut, chez les enfants surtout, amener la mort. Il faut redoubler de précaution pour peu que la surface du corps présente la moindre infiltration.
Sciatique.— Voir Rhumatisme.
Syncope. — Voir Évanouissement.
T
Teigne de lait.— Voir Eczéma.
Tête. — Voir Mal de tête, Migraine.
Tourniole. — On appelle tourniole un mal blanc qui vient ordinairement vers le bout des doigts et contourne le doigt en s'agrandissant. Quelquefois il se présente sur les articulations du dessus de la main. Ce mal soulève l'épiderme, s'étend circulairement et rend une sérosité qui n'a pas tout à fait le caractère de pus. On arrive à une guérison très prompte en faisant baigner la partie malade deux fois par jour, pendant dix à quinze mi-