horizontale pour le faire cesser. On s'empresse ensuite de renou-
veler l'air, et, dans ce but, on établit un courant d'air dans l'ap-
partement en tenant ouvertes des fenêtres ou des portes qui se
correspondent; puis, à l'aide des doigts, on jette quelques gouttes
d'eau au visage du malade, on frappe légèrement la paume de
ses mains; on lui fait respirer des sels, de l'eau de Cologne ou
du vinaigre des quatre-voleurs ou de l'ammoniaque; les frictions
avec un morceau d'étoffe de laine sur les jambes, les cuisses et
les bras, sont encore des moyens de faire cesser un évanouis-
sement. Mais le meilleur moyen, le seul réellement efficace, c'est,
je le répète, de coucher le malade de manière que sa tête soit
placée horizontalement avec le corps ou qu'elle soit légèrement
déclive, les bras levés, le tronc et les membres inférieurs légère-
ment soulevés. Il faut surtout ne pas oublier que, dans la plupart
des cas d'évanouissement, une saignée peut être mortelle.
Si l'évanouissement se prolonge ou s'il se renouvelle sans qu'il soit possible d'assigner une cause certaine à cet état extraordinaire, il faut sans hésiter avoir recours au médecin, lors même que le malade, après avoir repris connaissance, se trouverait soulagé.
Lorsqu'une chute cause un évanouissement, c'est ordinaire-
ment par suite de la commotion qu'a éprouvée le cerveau. Après
avoir traité l'évanouissement comme je viens de l'indiquer, si
l'état de malaise persiste, il faut sans tarder appeler un médecin.
F
Fièvre. — Lorsqu'une personne est atteinte de la fièvre, la diète et le repos sont le premier traitement à appliquer, si la fièvre est forte ou accompagnée de symptômes fâcheux, la diète doit être absolue et le malade doit garder le lit. La seule boisson qu'on puisse lui donner sans inconvénient, car même dans la diète la plus sévère il faut boire, c'est de l'eau légèrement sucrée, tiède ou au moins dégourdie. La diète et le repos, qui constituent à peu près toute la médecine naturelle que nous voyons mettre en pratique avec une sagesse instinctive par les animaux, suffiraient souvent pour éviter beaucoup de maladies et de graves accidents.
Lorsqu'il se manifeste une grande douleur, avec chaleur brû-
lante à la tête, accompagnée de fièvre, on peut donner d'abord un
bain de pieds jusqu'au-dessus de la cheville avec de l'eau très