mort. Ce précepte doit être surtout présent à l'esprit de ceux qui habitent un pays où la fièvre intermittente est endémique, c'est-à-dire règne constamment. Il faut aussi se rappeler qu'il vaut cent fois mieux donner le sulfate de quinine inutilement que d'omettre une seule fois de l'employer quand il est nécessaire, et que, dans les cas pressants dont il vient d'être question, dès qu'on soupçonne que la maladie est grave, il faut administrer la quinine à la dose d'un gramme pour un adulte et dans le cours de l'accès.
Deux grandes tasses de café noir bien sucré, données deux heures et demie avant l'accès de fièvre, coupent souvent les fièvres intermittentes les plus rebelles.
Le quinquina et le sulfate de quinine peuvent être remplacés à la campagne, mais exceptionnellement, par une décoction dans un verre d'eau de 30 grammes d'écorce de saule. Ce médicament est moins efficace, mais on est forcé parfois d'y avoir recours, parce que le sulfate de quinine peut manquer.
La fièvre intermittente sévit périodiquement au printemps et à l'automne dans le voisinage des marais, des étangs et des rivières vaseuses; elle disparaît dès qu'on a assaini la contrée en donnant un écoulement aux eaux stagnantes.
Foulure.— Voir Entorse.
Fracture et Luxation. — On appelle fracture la rupture d'un os. On appelle luxation un accident qui déplace certains os, c'est-à-dire qui leur fait perdre leurs rapports naturels avec les cavités osseuses dans lesquelles ils s'emboîtent ordinairement. Un membre démis est une luxation.
Lorsqu'un accident a déterminé la fracture ou la luxation d'un membre, on doit éviter toute tentative pour réparer le mal sans le secours d'un médecin, qui seul peut remédier à un si grave désordre. Il faut faire coucher le malade, lui faire observer une immobilité complète et une diète absolue, le rassurer, et calmer son système nerveux à l'aide d'une infusion chaude sucrée et d'un cordial.
Avant l'arrivée du chirurgien, on peut par des soins intelligents être fort utile au blessé. S'il s'agit d'une fracture du bras, il faut couper la manche de l'habit et de la chemise, et, sans rien remuer, fixer à l'aide d'une écharpe tout le membre contre la poitrine.
On a lieu de soupçonner une fracture de la cuisse ou de la jambe si le blessé, tombé de haut ou culbuté par une voiture,