ler au plus tôt un chirurgien : c'est le seul moyen d'éviter les

douleurs et les accidents qui accompagnent un panaris.

Point de côté. — Le point de côté est une douleur aiguë et continue qui a pour siège les flancs ou les parois de la poitrine. Lorsqu'un point de côté est accompagné de fièvre ou de toux, il faut mettre le malade au lit, le tenir chaudement et lui faire observer une diète absolue; on lui donne à boire de l'eau tiède sucrée avec du sirop de gomme. Il faut lui tenir le buste un peu élevé et les pieds chauds. Si la douleur de côté est insupportable, on y applique un grand cataplasme de graine de lin bien chaud, qu'on renouvelle souvent avec précaution, pour éviter le moindre refroidissement. On appelle immédiatement un médecin, car ses soins sont alors indispensables et urgents.

R

Reins (Tour de), Lombago. — Le tour de reins est la distension exagérée ou la rupture de quelques fibres des muscles lombaires, c'est-à-dire de la région des reins. Cet accident est toujours déterminé par un mouvement brusque ou fait à faux.

Le lombago est le rhumatisme des muscles lombaires. Ce genre de mal, qui se manifeste ordinairement tout à coup, est fort douloureux; on éprouve dans la région lombaire une vive douleur et un embarras tel, qu'on ne peut plus se mouvoir; presque toutes les positions causent une souffrance insupportable. Comme le lombago peut être dû à plusieurs causes, les moyens de guérison ne peuvent être toujours les mêmes.

Aussitôt qu'on éprouve cette douleur, on peut essayer des frictions avec du baume Opodeldoch. On se place presque à terre, assis sur un coussin ou un tabouret, devant un feu brillant, et on se fait frotter les reins avec de la flanelle sur laquelle on met un peu de baume; on remet du baume à plusieurs reprises sur la flanelle pendant chaque friction; on renouvelle les frictions à six heures d'intervalle. On peut remplacer le baume par de l'alcool camphré; la teinture d'arnica produit aussi des résultats excellents. Si, après avoir répété ces frictions pendant deux jours, les douleurs sont toujours aussi vives, deux bains, un le matin et un le soir, et de deux heures chacun, après lesquels le malade se met au lit, procurent presque toujours du soulagement. On peut aussi se contenter de serrer fortement les reins avec une serviette ployée et attachée autour du corps. On