continue celui de ces remèdes dont on a obtenu le meilleur effet.
Le massage pratiqué pendant dix minutes et avec une énergie
croissante est souvent suivi d'une guérison presque instantanée.
Si le mal persiste, il faut appeler un médecin.
Rhumatisme, Fraîcheur. — Les rhumatismes sont des douleurs mobiles et périodiques siégeant dans les articulations ou dans la continuité des membres, et augmentant par la pression et par le mouvement. Les gens de la campagne sont très sujets à être atteints de rhumatismes qui causent des douleurs très vives, et souvent paralysent tout mouvement. Il faut couvrir de flanelle la partie malade, puis y faire des frictions avec du baume Opodeldoch; pour cela on présente devant un feu brillant la partie rhumatisée. On met gros comme une noisette de baume sur un morceau de flanelle, et on frictionne pendant un certain temps jusqu'à ce que le baume soit absorbé; on renouvelle l'opération deux fois de suite. Si l'étendue du mal est considérable, on emploie une plus forte dose de baume. On répète ces frictions soir et matin. En général, elles soulagent promptement.
Une couche de collodion, que l'on applique sur la partie dou-
loureuse au moyen d'un petit pinceau, fait quelquefois beaucoup
de bien. Si l'on éprouve de l'amélioration, on renouvelle ces ap-
plications à dix ou douze heures d'intervalle, jusqu'à ce que la
douleur ait cessé.
Le collodion se lève par pellicules; on ne doit pas s'en étonner et faire les nouvelles applications sans les enlever.
Lorsque la douleur n'est pas très vive, l'application d'un mor-
ceau de papier Fayard ou de toile thapsia et surtout l'application
d'un emplâtre du Pauvre homme procurent quelquefois du sou-
lagement.
Si le rhumatisme est violent ou accompagné de fièvre, ou s'il réside dans les articulations, il faut appeler un médecin.
Rhume. — Un rhume est souvent un mal plus grave qu'on ne le croit en général; il peut être le signe des maladies aiguës ou chroniques les plus graves; il ne doit donc pas être négligé. Au commencement d'un rhume, pendant la fièvre qu'il cause et lorsque la toux est sèche, des cataplasmes posés sur la poitrine avec tous les soins indiqués à l'article Cataplasmes font souvent le plus grand bien; mais je ne puis trop insister sur la nécessité d'épargner le moindre froid au malade lorsqu'on change le cataplasme ou qu'on l'enlève; il faut alors le remplacer par une