tre un peu de ouate. On prescrit en outre au malade des bains
de pieds bien chauds, auxquels on ajoute de la cendre ou
125 grammes de sel de cuisine; on met au bas des jambes et aux
pieds du malade des cataplasmes composés de trois parties de
farine de lin et d'une partie de farine de moutarde; on laisse
ces cataplasmes appliqués aussi longtemps que le malade peut
les supporter, et on les renouvelle deux fois au moins dans les
vingt-quatre heures; on fait gargariser le malade cinq ou six
fois par jour avec de l'eau dans laquelle on dissout de l'alun
calciné, dans la proportion de 3 à 4 grammes pour un verre
d'eau. Il n'est pas nécessaire que l'eau soit chaude.
Il faut avoir soin de tenir le ventre très libre, et pour cela il
faut administrer un lavement chaque jour.
Lorsque la maladie est grave, une diète absolue doit être observée, mais on peut donner quelques boissons adoucissantes. Si le mal n'est pas assez grave pour qu'on doive observer une diète sévère, on se borne à quelques potages légers, surtout à des potages au lait.
Le peu de gravité apparente du mal ne doit pas dissiper toute inquiétude; il est indispensable d'examiner la gorge de la personne indisposée, ce qu'on peut faire facilement en déprimant la langue à l'aide du manche d'une cuiller. Si la voix prend un son étrange, il faut examiner avec soin les amygdales, le voile du palais, la luette, et, à la moindre apparence de taches grises, jaunes ou blanchâtres, appeler le médecin; car une énergique cautérisation, que le médecin seul peut pratiquer, devient indispensable. Quant à l'étrangeté de la voix se mêle une grande oppression ou des suffocations, et que l'intérieur de la gorge ne présente point de taches, mais de la rougeur aux amygdales, on doit aussi hâter la visite du médecin. Il ne faut jamais appliquer de sangsues, chez les enfants, dans le cas d'angine.
Un remède presque toujours utile, jamais dangereux, que peut prescrire la médecine domestique, est un vomitif, l'ipécacuanha par exemple, administré à la dose de 1 gramme pour les adultes, de 20 à 60 centigrammes pour les enfants; on délaie la poudre dans un peu d'eau tiède ou de sirop; et ce vomitif est pris en trois fois, à une demi-heure d'intervalle.
Si l'on aperçoit des aphtes à l'entrée de la gorge, on prescrit des gargarismes d'alun ou des gargarismes composés, soit d'une décoction de feuilles de ronces ou de pétales de roses rouges, sucrée avec du miel, soit d'un peu d'eau légèrement vinaigrée,