l'enfant dans un bain, lui laisser la tête nue et l'arroser même

avec de l'eau froide.

Les convulsions sont causées souvent par la mauvaise qualité du lait ou des autres aliments qu'on donne à un enfant. Quelquefois le mal n'est qu'accidentel et ne se renouvelle pas; s'il reparaît, c'est une grande faute de ne pas s'en inquiéter et de négliger d'avoir recours à un médecin.

Coqueluche. — La coqueluche est une affection caractérisée par une toux convulsive revenant par quintes et accompagnée de sifflement et de suffocation. C'est une des maladies pour les- quelles on n'appelle pas ordinairement le médecin. Elle doit, à la vérité, parcourir un certain nombre de phases que la médecine est impuissante à supprimer; mais de sages prescriptions peuvent du moins soulager le malade. D'ailleurs il faut savoir que la co- queluche est parfois accompagnée ou suivie d'affections sérieuses, dont le développement peut être latent pour tous, excepté pour le médecin.

Dans les premiers temps, il faut se borner à modérer un peu la nourriture de l'enfant atteint de la coqueluche ; on la compose d'aliments de digestion facile et animalisés, comme des soupes grasses, quelque peu de légumes, du poulet et des viandes blanches. Lorsque les quintes, qui sont le symptôme le plus caractéristique de cette maladie, deviennent violentes, on peut administrer le matin une petite cuillerée de sirop de belladone ou d'ipécacuanha.

Il est aussi fort convenable de couvrir la poitrine de l'enfant d'un morceau de flanelle ou d'une plaque de coton cardé.

La coqueluche dure quelquefois trois mois et plus. Le lait d'ânesse produit parfois un peu de soulagement.

Il y a une foule de remèdes indiqués par les matrones pour guérir la coqueluche; la crédulité des gens de la campagne, et surtout leur goût pour le merveilleux, les leur font accepter tous, quoiqu'ils aggravent presque toujours le mal. Il faut prémunir les habitants des campagnes contre ces dangers, surtout en donnant quelques remèdes à leurs enfants, ne fût-ce que de l'eau sucrée dans une fiole; car ce qu'ils veulent avant tout, c'est que leurs enfants prennent quelque chose.

Il n'y a qu'un seul remède à la coqueluche, et encore n'est-il pas infaillible : c'est le changement d'air. Toutes les fois que cela est possible, il faut envoyer le malade loin du lieu où les premiers symptômes de la maladie se sont manifestés.