ler les progrès de la réunion des deux lèvres de la plaie. Il suffit
de couvrir la plaie légèrement pour éviter le contact de l'air. Il est
rare qu'une coupure ainsi traitée ne guérisse pas promptement.
Les paysans emploient souvent, pour panser les coupures, la valériane et d'autres herbes auxquelles ils attribuent toutes sortes de vertus; il ne faut panser les coupures avec des herbes que lorsqu'on n'a pas d'autre moyen de pansement, car la seule vertu que les herbes possèdent, c'est de couvrir la blessure sans y adhérer et de la soustraire ainsi à l'influence de l'air, dont le contact est toujours nuisible à une plaie.
Si une coupure dont les lèvres ont été rapprochées par des bandelettes s'enflamme ou devient douloureuse, il est prudent de renoncer à la réunion, d'enlever les bandelettes au moyen de lotions d'eau tiède, qui les décollent, et d'avoir recours aux émollients et surtout aux lotions d'eau pure un peu tiède. Lorsque le travail de la cicatrisation a commencé, on lave la plaie avec de l'eau blanchie à l'aide de quelques gouttes d'extrait de Saturne, s'il n'y a pas d'inflammation, car dans ce cas il faut employer de l'eau pure un peu tiède.
Si la coupure a été faite par un tranchant peu acéré, avec du verre ou de la porcelaine par exemple, il n'en faut pas moins, à l'aide de bandelettes, rapprocher les lèvres de la plaie et la traiter comme une coupure par instrument tranchant; mais on doit avant tout s'assurer avec le plus grand soin qu'il n'y a, dans les profondeurs de la blessure, aucune parcelle de verre ou de porcelaine; elle y causerait une inflammation considérable, et la cicatrisation ne s'opérerait que lorsque le corps étranger aurait été rejeté de la plaie par la suppuration. Si l'on s'aperçoit de la présence de ce corps étranger et si l'on ne peut pas l'extraire, il faut laver la plaie à grande eau un peu tiède.
Lorsque les plaies ont une étendue ou une profondeur considérable, lorsqu'il s'en écoulé beaucoup de sang, surtout du sang vermeil, enfin lorsqu'elles contiennent des corps étrangers, il est indispensable d'appeler un médecin.
Crachement de sang. — Quand un crachement de sang se manifeste, il faut chercher à obtenir du malade le silence et la plus grande immobilité possible. On lui fait boire un peu d'eau sucrée froide, on lui applique des sinapismes aux pieds, et on a recours au médecin, car le crachement de sang est un symptôme souvent grave.
Crampe d'estomac. — Voir Colique.