nière, et on se couche. Ce moyen, plusieurs fois répété, est pres-

que toujours efficace.

Plombage et extraction des dents. — Si l'on n'a pas de très bonnes dents, il faut souvent consulter un dentiste pour faire limer, plomber ou arracher les mauvaises, qui peuvent causer d'abord des douleurs affreuses, puis contribuer à faire gâter les autres dents. Grâce à ces visites périodiques, qu'il serait sage de renouveler tous les trois mois, on s'épargne bien des douleurs, et, si l'on est obligé d'en supporter quelques-unes, elles ne sont que passagères. Cependant on doit éviter autant que possible l'extraction des dents : lorsqu'elles sont gâtées, il faut les faire nettoyer et plomber. Il y a aujourd'hui des procédés de plombage qui laissent peu à désirer, et une dent plombée peut rendre encore de grands services. D'ailleurs l'absence d'une dent fait un vide qui peut ébranler les autres dents, et qui nuit souvent à la régularité du visage. Cependant si, malgré ces soins, elles continuent à se gâter et font souffrir, il faut les faire arracher. L'extraction d'une dent peut être suivie d'une hémorragie. (Voir Hémorragie.)

Certains dentistes engourdissent à l'aide de chloroforme les personnes qui veulent se faire arracher une dent, afin de leur éviter toute douleur; cet emploi du chloroforme n'est pas sans danger et tend à disparaître; on se sert plus généralement aujourd'hui du protoxyde d'azote. Mieux vaut cependant encore supporter une souffrance très vive, mais de courte durée.

Pose de fausses dents. — Lorsqu'une dent incisive est cariée, il faut à l'instant faire enlever entièrement la partie cariée; si l'on a négligé ce soin au début de la carie, ce n'est pas une raison pour s'en abstenir plus tard; lors même que la dent serait à moitié gâtée, il est parfois possible de la sauver en la faisant li- mer. Enfin, si le mal est sans remède, il faut faire arracher la dent avant que la carie pénètre jusqu'à la racine et se faire poser une fausse dent. L'art du dentiste a fait de très grands progrès; on parvient aujourd'hui à placer une dent avec une telle perfection, qu'il est difficile de la reconnaître; de plus, si elle ne rem- place pas entièrement la dent qu'on a perdue, elle permet néan- moins de manger en employant quelques précautions; elle ôte à la prononciation le sifflement désagréable qui résulte de la perte d'une dent; elle s'oppose à ce que la salive soit lancée par cette lacune; enfin elle répare un accident très désagréable à la vue et nuisible à la beauté.