S'il se forme à la surface de la plaie de petites excroissances de chair, on les détruit en les saupoudrant d'alun calciné. On peut aussi cautériser les bords de la plaie avec le crayon de nitrate d'argent, et la panser avec un linge fenestré et un plumasseau de charpie carbonifère, tous deux enduits de cérat ou de pom-made camphrée.
Je sais que mes remèdes n'ont rien de merveilleux, mais je ne
persiste pas moins à les croire préférables à beaucoup de remèdes
auxquels une foule de gens attribuent des vertus infaillibles.
Si l'on veut se donner la peine d'examiner les mains des gens de la campagne ou celles des artisans, on verra qu'il y en a un grand nombre chez lesquels un ou plusieurs doigts sont devenus difformes, et souvent même ont perdu une phalange. Ces résultats déplorables sont dus à l'emploi de tous ces précieux remèdes à vertus infaillibles. Si ces pauvres gens s'étaient contentés de laver la plaie avec de l'eau pure et de la mettre à l'abri du contact de l'air par un moyen quelconque, ils n'auraient pas été estropiés. (Voir Panaris.)
Mal de tête. — Il arrive souvent que les enfants, sans être précisément malades, éprouvent du malaise, perdent l'appétit, et se plaignent de mal de tête; une demi-diète et quelques bains les guérissent presque toujours promptement. A cet âge, l'irritation des intestins et de l'estomac est ordinairement la cause de cet état de malaise; d'autres fois il provient d'un embarras gastrique ou de l'accumulation de mucosités dans le tube digestif, par suite d'un léger rhume; alors la langue, au lieu d'être rouge à la pointe, est chargée de matières blanchâtres. Dans ce cas, une cuillerée de sirop d'ipécacuanha, prise le matin à jeun, produit le meilleur effet. Si à un mal de tête persistant, fût-il léger, se joignent des vomissements, la sollicitude des parents doit s'éveiller; ce peut être le symptôme d'une inflammation cérébrale, et le médecin doit être appelé en toute hâte.
Malaise. — On appelle malaise une sensation pénible et obscure qui rend difficiles les actes ordinaires de la vie. Lorsqu'on est atteint d'une indisposition qui ne paraît pas grave, il convient d'observer la diète ou au moins une demi-diète, de se borner à boire de l'eau sucrée et un peu de bouillon, et de se reposer, sans cependant se mettre au lit; si le malaise persiste après plusieurs jours de ce régime, il faut appeler un médecin. (Voir Indisposition, Mal de tête.)
Maux de dents. — Voir Dents.