une chose très dispendieuse à la campagne, où l'on a tant de ressources pour s'en procurer, on l'échauffera à peu de frais. Puis, en été, une grande pièce est plus fraîche et d'ailleurs toujours plus agréable qu'une petite. Il n'en est pas de même des chambres à coucher, qui ne sont habitées à la campagne à peu près que la nuit; elles sont plus commodes et plus chaudes lorsqu'elles sont petites. La salle à manger doit être assez grande aussi; car, à la campagne, on est exposé à recevoir à la fois un grand nombre de convives.
I. — Salon.
Le salon est le point de réunion à la campagne; il doit offrir toutes les commodités désirables, sans luxe ni élégance. La propreté et l'ordre doivent être sa première parure; une glace sur la cheminée, deux vases sur les coins du chambranle, pouvant contenir des fleurs en pots ou des bouquets; une pendule modeste et deux flambeaux simples, toujours garnis proprement de bougies, voilà à peu près les seuls ornements du salon; cependant, quelques tableaux ou gravures, ou de belles lithographies comme on en fait aujourd'hui, donnent à cette pièce un air habité et la meublent très bien. J'en bannirais sans pitié ces mauvaises caricatures ou ces gravures médiocres qu'on voit trop souvent figurer même dans les salons des villes: rien, à mon avis, n'est de plus mauvais goût. Si on avait une console, on la placerait en face de la cheminée; on pourrait y mettre la pendule et les flambeaux; alors la glace de la cheminée se trouverait entièrement libre, ce qui donne de la gaité à l'appartement.
II. — Moyen d'empêcher les cheminées de fumer.
Le foyer de la cheminée doit être large, parce qu'à la campagne on est souvent dans le cas de brûler des souches ou autres bois très difformes. Le foyer sera garni d'une assez grande quantité de cendres; c'est un moyen de procurer une plus grande quantité de chaleur, tout en consommant moins