On doit tenir avec rigueur à ce que tout ce qui a été employé au service de la table des maîtres et de la cuisine, vais- selle, casseroles, etc., soit nettoyé et mis en ordre le soir même; la matinée offre bien assez d'occupations qui lui sont particulières sans qu'on lui reporte celles du soir.
Il faut éviter avec soin, même avec sévérité, que les enfants ou les domestiques prennent l'habitude de mang en entre les repas, outre que cette manie, car c'en est une, est très contraire à la santé, elle peut entraîner beaucoup d'abu et de prodigalités.
Une maîtresse de maison doit souvent paraître aux repas de ses gens, pour s'assurer que tout s'y passe bien, qu'ils sont servis proprement et qu'on n'y consomme réellement que ce qu'elle a ordonné.
VII. — Entretien et nettoyage des meubles.
Les meubles vernis ne conviennent pas aussi bien que ceux polis à la cire, parce que l'humidité de l'hiver, toujours plus sensible à la campagne qu'à la ville, altère le vernis. Lorsqu'un meuble verni est sali par une cause quelconque, il faut tout simplement laver avec une éponge fine, légèrement imbibée d'eau, puis essuyer avec un linge doux. Lorsque le vernis est altéré dans quelques-unes de ses parties, on peut frotter légèrement avec un linge imbibé de très peu d'huile; on ne répare pas le mal, mais on rend à la partie altérée un peu de lustre. Il ne faut jamais essuyer les meubles vernis avec de la laine.
Les meubles polis à l'huile et à la cire se conservent mieux, en ce qu'on peut, avec du soin, entretenir leur poli aussi brillant que s'il était neuf; il suffit de les frotter tous les jours avec un morceau d'étoffe de laine un peu rude, comme de la serge. Lorsqu'ils ont été négligés ou qu'ils sont tachés avec de l'eau ou même de la boue, ce qui arrive souvent aux pieds des chaises et des autres meubles, on les frotte d'abord avec un morceau de laine imprégné d'huile d'olive ou d'huile grasse, puis avec l'étoffe de laine rude; enfin, s'il y a besoin,