tionne, afin de pouvoir en tailler de semblables sans courir le risque de gâter de l'étoffe. Je blâme tout-à-fait les personnes qui taillent sans patron ; elles s'exposent à manquer ce qu'elles veulent faire. Avec un patron, on combine bien mieux aussi l'emploi économique de son étoffe. Chaque patron doit porter une inscription désignant son usage et la date de sa confection.
Une corbeille à ouvrage est un meuble très commode, surtout à la campagne où l'on va souvent travailler au dehors : on y dépose tous les objets nécessaires au travail du moment, et les petits ustensiles les plus usuels de la couture. Si notre ménagère change d'appartement ou qu'elle aille travailler dehors, elle emporte avec elle la corbeille où elle trouve tout ce dont elle a besoin. Un nécessaire ne saurait remplacer cette corbeille qui est extrêmement commode pour une femme qui travaille réellement.
XVII. — Armoire à ouvrage.
J'engage fortement notre ménagère à avoir aussi une armoire à ouvrage, c'est-à-dire une armoire où elle réunira chaque pièce de linge ou chaque vêtement qui aura besoin d'une réparation, aussi bien que les pièces neuves qu'elle aurait à faire et qu'elle aurait taillées à l'avance pour trouver son ouvrage prêt à être mis en œuvre aussitôt qu'elle a le temps de se mettre à coudre. Elle y joindra aussi les paquets de restes d'étoffes et les morceaux qui, provenant d'objets usés, peuvent encore être employés à certains usages. Au moyen de cette armoire, elle sera certaine de ne point confondre les objets à raccommoder avec ceux qui n'ont pas besoin de réparations, et de ne pas les oublier. Je le répète, je ne puis trop lui recommander l'armoire à ouvrage. Elle peut de plus avoir un panier, elle déposera les objets d'un gros volume qu'elle sera en train de réparer, afin de ne pas les placer sur des chaises autour d'elle, ce qui a un aspect de désordre.