mette facilement d'augmenter le nombre des couverts; un buffet simple, en chêne jaune, comme les comptoirs des magasin:, ou en beau noyer, recouvert de marbre; son emploi est de recevoir la vaisselle qui sert le plus habituellement et la desserte de la table pendant le repas; puis une servante, qu'on approche de la table pour placer le pain lorsqu'on est en famille; enfin des rideaux en calicot montés tout simplement comme je l'ai indiqué pour le salon, et bordés d'un galon d'indienne de couleur.
L'usage admet que l'on déjeune sans nappe ; la table sera donc cirée, et si on y place des allonges, elles seront tenues parfaitement propres ; on peut aussi couvrir la table d'une toile cirée, ce qui me paraît fort commode ; il est très facile de la tenir propre en passant une éponge mouillée dessus, après le repas.
V. — Cuisine.
La cuisine doit aussi être grande et parfaitement claire. Elle doit contenir un fourneau garni de carreaux de faïence, et construit près d'une fenêtre. Le mur sur lequel il est appuyé sera pareillement garni de carreaux de faïence à partir du niveau du dessus du fourneau jusqu'à la hauteur de trente à quarante centimètres; dans certains pays on est dans l'usage de bâtir le fourneau en briques et de le peindre de temps en temps en rouge sans jamais le laver, je trouve cette propreté apparente fort contraire à la vraie propreté.
L'âtre de la cheminée sera élevé de 10 à 15 centimètres pour éviter que la cendre ne soit entraînée par le contact des pieds. Cette petite élévation dépassera les jambages de la cheminée de 15 centimètres : elle ne gène nullement le service, ne prive pas les domestiques de la chaleur du feu aux jambes et aux pieds, et, par conséquent, leur permet de se chauffer aussi bien qu'à une cheminée au niveau du sol. Elle n'a donc pas l'incommodité des cheminées élevées, sur lesquelles il est très difficile d'enlever une lourde marnite ou un chaudron plein d'eau ; elle n'a pas non plus l'inconvé-