sur une longueur indéterminée. À six centimètres au-dessus on posera une traverse de la même longueur que la planche mais plus épaisse, sur laquelle on plantera des clous à crochet destinés à recevoir les casseroles et autres ustensiles à manche. Les extrémités de ces objets suspendus viendront ainsi reposer sur la planche. D'autres planches posées à hauteur d'homme et soutenues par des tasseaux seront destinées à recevoir les pots, la rôtissoire, les cafetières et différents objets qui ne peuvent être suspendus.

VI. — Batterie de cuisine.

On est généralement dans l'usage à Paris d'employer le cuivre pour faire la cuisine; dans plusieurs provinces que j'ai visitées, on l'emploie peu, si ce n'est dans les grandes maisons ou dans les hôtelleries. Ordinairement c'est l'économie et la crainte des empoisonnements qui s'opposent à l'emploi du cuivre. Je crois que ces deux motifs ne sont pas fondés. Si le premier achat du cuivre est plus coûteux, sa durée est telle qu'on userait et on casserait en plats de te re plusieurs fois sa valeur dans le même temps. Quant au danger, il serait réel si les casseroles n'étaient pas parfaitement étamées; mais une ménagère un peu soigneuse ne sera jamais exposée à ce danger, parce qu'elle visitera souvent elle-même ses casseroles.

Rien jusqu'à présent n'a pu remplacer le cuivre pour faire de bonne cuisine; toutes les casseroles de fer préparées de différentes manières ont l'inconvénient de brûler avec la plus grande facilité, et d'ailleurs lorsqu'elles ont perdu leur premier éclat par le service, il n'est pas possible de le leur rendre au moyen du récurage. Outre les avantages du cuivre e pour la cuisson des mets, il a encore celui d'un aspect agréable et propre qui fait l'ornement d'une cuisine bien tenue. Les casseroles de fer battu peuvent être employées pour les choses qui ne demandent qu'à être chauffées sans rester longtemps sur le feu.

Je préfère de beaucoup la rôtissoire au tourne broche, bien