Pour un dîner un peu de cérémonie, on compte qu'il faut 12 assiettes par personne; on peut faire le service à moins, mais alors il faut laver la vaisselle pendant le dîner pour la servir de nouveau vers la fin du repas; c'est alors, plus que jamais, qu'il faut la passer dans l'eau froide et claire, après l'avoir lavée dans l'eau chaude, la rincer et la refroidir comme je l'indique plus loin; car à ce moment du repas une assiette chaude n'est pas présentable, il est très désagréable d'y manger certains entremets froids ou du dessert; de plus, elle décèle à l'instant le petit artifice économique de notre ménagère qu'elle ne doit point laisser apercevoir. Elle peut avoir pour le dessert des assiettes plus petites qui doivent être mises à part, et ne jamais être confondues dans les piles avec les autres parce qu'elles se casseraient très facilement, en raison de la différence de dimension.
X. — Réchauds pour la table.
Notre ménagère fera bien d'avoir aussi quelques réchauds en étain ou en plaqué. Dans l'hiver, c'est le seul moyen de conserver les mets chauds sur la table. Lorsqu'on a du monde à dîner, c'est un ornement pour la table, et ce n'est point une grande dépense. Les réchauds dans lesquels on met tout simplement un peu de cendre chaude me paraissent plus commodes que tous les autres. Ceux qui réchauffent à l'huile répandent souvent une mauvaise odeur, et font quelquefois bouillir le mets; et ceux à l'esprit-de-vin, fort propres cependant, ont le même inconvénient; les réchauds à bougie paraissent très bons.
XI. — Verrerie,
La verrerie doit être en cristal. Le verre coûte moins cher, mais il se casse avec une bien plus grande facilité; ce n'est donc pas une économie. Des verres et des carafes en cristal uni, ou légèrement taillés, coûtent aujourd'hui peu