Cette comptabilité demandera bien peu de temps chaque jour pour être tenue dans un ordre parfait ; mais si notre ménagère y apporte la plus petite négligence, les comptes s'embrouilleront, le travail s'augmentera, le dégoût et l'en-nui s'en mêleront, et la comptabilité sera abandonnée ou mal tenue, et, je ne puis assez le répéter, cette négligence entraîne après d'immenses inconvénients.
VI. — Repas.
Il convient de fixer les heures des repas. Ils peuvent être au nombre de trois par jour à la campagne, surtout si on a des enfants. Celui du milieu du jour ne doit être qu'un repas léger et sans apprès, particulièrement pour les enfants.
Le déjeuner peut avoir lieu à huit heures et demie dans les grands jours, parce qu'on se lève de bon matin, et entre 9 et 10 heures pour le reste de l'année.
Les repas des domestiques suivront immédiatement ceux des maîtres, parce qu'on ne doit pas déranger les serviteurs pendant qu'ils mangent ; c'est pour eux un moment de repos qu'il ne faut pas troubler. Si le matin les enfants, quelque personne de la maison ou les domestiques, avaient besoin de prendre quelque chose avant le déjeuner, on ne doit permettre que du pain sec, à moins d'une circonstance particulière.
Entre une ou deux heures, selon l'heure du déjeuner, so fait la collation ou second déjeuner. Ce repas léger peut se composer de choses qui n'exigent pas le service d'un couvert.
Le dîner peut avoir lieu à cinq heures, en été, et une demi-heure plus tard en hiver. Celui des domestiques doit suivre; cependant durant la saison des forts travaux, si quelques-uns d'entre eux étaient employés au jardin ou dans les champs, il vaudrait mieux retarder le dîner de la cuisine jusqu'à la nuit, afin qu'ils mangent tous ensemble. Alors la cuisinière et les autres domestiques employés dans l'intérieur de la maison devraient faire, aussitôt après le dîner des maîtres, le service du soir, comme laver la vaisselle, préparer les chambres à coucher pour la nuit, etc.