avoir servi, pour maintenir cet ordre, et ce ne sera plus un travail. La maîtresse doit apporter la plus grande sévérité auprès de ses domestiques et de ses enfants pour leur faire contracter cette précieuse habitude; mais pour y arriver il faut qu'elle en donne l'exemple.

Elle devra aussi prendre des précautions et exiger que tout son monde en prenne pour ne pas salir les appartements, sans toutefois se jeter dans l'excès où tombent quelques personnes qui se font, en quelque sorte, esclaves de la pro-preté de leur maison.

Qu'elle y conserve une grande simplicité, le luxe est une anomalie à la campagne; il est même fort génant, parce qu'il exige des soins minutieux qui ne sont pas, pour ainsi dire, compatibles avec la vie des champs. Que chaque objet, que chaque meuble ait une place marquée; que l'armoire au linge ne soit pas celle des vêtements; que celle-ci ne serve pas aux chiffons, etc.; que des objets divers ne soient pas mêlés ou confondus dans les armoires. Que notre ménagère ne souffre jamais qu'on remette à un autre moment ce qui peut être fait à l'instant; je ne connais pas de plus fatale habitude que celle de remettre au lendemain sans nécessité.

Qu'elle ne tolère pas la négligence ; elle conduit au désordre, à la malpropreté, à la ruine, et lorsqu'il n'est pas possible de faire sur-le-champ ce qu'on avait projeté, qu'on ne perde pas cet objet de vue, pour réparer ce retard le plus tôt possible.

Notre ménagère doit obtenir de ses domestiques que les appartements soient nettoyés et rangés avant le déjeuner, en temps ordinaire, et si cela n'est pas possible, dans les courtes matinées d'hiver, les chambres à coucher doivent seules rester à faire, et l'être aussitôt après le déjeuner.

II. — Règle pour le coucher et le lever.

L'heure du lever et du coucher des domestiques doit être réglée. Je sais qu'il est bien difficile de s'assurer que les domestiques n'enfreignent pas la règle; mais une bonne mé-