trop recommander à notre ménagère. On ne peut se dissimuler cependant qu'un parquet est plus sain et plus chaud que des carreaux; mais aussi l'hiver, à la campagne, on a toujours de gros souliers ou même des sabots, et on ne sent pas le froid des carreaux; ceux ci ont l'avantage de se laver tres facilement, et d'avoir un aspect de propriété que n'a point un parquet non ciré.
L'été, les carreaux sont plus frais et permettent même d'arroser à terre dans les grandes chaleurs; je leur donnerai donc la préférence sur le parquet. Si le sa'on est carrelé, il faut que les carreaux soient bien cuits, de bonne qualité et d'un beau rouge; cela égaie beaucoup une pièce
Si l'on voulait absolument parqueter son salon, je pense qu'un plancher fait en petites douves de 2 mètres de long sur 10 à 12 centimètres de large, bien bouvetées, conviendrait mieux qu'un véritable parquet qui serait moins solide et plus coûteux.
Une ménagère envicuse de l'agrément de sa maison parera son salon et même sa salle à manger, pendant la belle saison, de bouquets de fleurs et même de feuillages frais, et les remplacera l'hiver par quelques plantes en pot conservées dans la petite serre.
Les meubles à la campagne ne doivent pas être vernis; l'humidité de l'hiver les altère. Le poli à la cire convient mieux, parce qu'il est facile de l'entretenir.
III. — Bureau.
Le mobilier du bureau se composera de fort peu de meubles; des rayons formant bibliothèque; une table simple, mais solide, ayant des tiroirs fermant à clef, dont l'un servira de caisse pour l'argent courant; sur cette table seront quelques fournitures de bureau; les livres de comptabilité et quelques cartons renfermant les papiers et portant une étiquette indiquant l'usage de chacun d'eux. Quelques chaises, un tapis de paille sous la table et une très petite cheminée. Il conviendrait que cette pièce, communiquant avec le