ché, on bouche bien et on couche Si la cruche n'est pas susceptible d'être bouchée, on met à la surface du vin une petite couche d'huile.
XXIV. — Eau gazeuse, dite eau de Seltz.
L'usage de l'eau gazeuse est devenu si général que je pourrais peut-être me dispenser d'en parler. Cependant il y a une observation qui peut être nouvelle pour quelques-unes des femmes qui liront cet ouvrage.
On fait l'eau gazeuse dans un ménage par deux procédés différents.
Le premier consiste à introduire dans une bouteille d'eau deux petits paquets d'une poudre préparée pour cet usage. L'un contient du bicarbonate de soude, l'autre de l'acide tartrique. Le mélange de ces deux matières dans l'eau produit le gaz qui rend l'eau mousseuse et acidulée. Mais il est clair que ceux qui boivent cette eau absorbent en même temps le sel qui a fourni le gaz. Ce sel est du tartraté de soude, qui est légèrement purgatif. Des personnes délicates, dont l'estomac ou les intestins sont irritables, peuvent bien ne pas supporter, sans de légers accidents, l'ingestion du sel contenu dans l'eau gazeuse ainsi préparée. En tout cas, elle a une saveur saline peu agréable.
Il y a un autre procédé pour préparer l'eau gazeuse. On se sert d'un appareil dont la forme ou la matière sont assez variables, bien qu'au fond on parte du même principe pour obtenir le même résultat.
Dans les selzogènes, gazogènes et autres appareils, le mélange des deux matières qui développent le gaz se fait dans un petit réservoir séparé; de telle sorte que le gaz seul va se réunir à l'eau destinée à la boisson, tandis que le sel reste dans le réservoir spécial. On a donc, dans ce cas, une eau gazeuse entièrement exempte de sel et de propriétés purgatives. De plus, comme on n'a pas à craindre ici de faire une eau par trop purgative, on peut augmenter beaucoup les doses, de manière à obtenir une eau beaucoup plus chargée de gaz.