la fait avec un morceau d'étoffe qu'on double et auquel on donne la longueur de 25 centimètres environ et de 10 à 15 de largeur. On le divise, dans la longueur, en coulisses au moyen d'une couture. Ces coulisses doivent avoir la largeur convenable pour recevoir un écheveau de fil plus ou moins gros coupé en aiguillées. On commence, d'un côté de la gaîne, par la coulisse la plus large pour y mettre le fil le plus gros, et on diminue la largeur jusqu'à l'autre côté pour y passer le fil le plus fin; de sorte qu'il se trouve placé, dans la gaîne, dans un ordre de grosseur, ce qui est très commode lorsqu'on veut l'employer. On fait en bas de la gaîne une petite pochette dans laquelle on dépose les différents petits objets qu'on emploie au moment où l'on coud, et on y attache aussi un morceau de flanelle pour servir de pelote. La gaîne porte à son extrémité supérieure, qui doit être simple, plus longue que les coulisses et terminée en pointe, une boutonnière dont le bouton est placé sur le dos de la gaîne de manière à ce qu'on puisse le boutonner lorsque la gaîne est roulée. Le fil en tresse se perd, se salit et se mêle facilement, il faut avoir grand soin de ne jamais le disposer ainsi.

Une bonne femme de ménage éprouve une espèce de satisfaction particulière à la vue de sa boîte à ouvrage, parce que tout ce qu'elle renferme est bien approprié à ses goûts naturels. C'est ainsi que la vue d'une layette cause toujours aux femmes une émotion qu'elles seules peuvent connaître et qui a quelque chose de divin.

Notre ménagère pourra aussi se munir d'une planche à tailler, qui sera tout simplement en sapin mince, avec un petit encadrement en chêne aux deux extrémités. Cette planche doit avoir 50 centimètres de largeur sur 175 de longueur; on la place sur les genoux lorsqu'on veut tailler les corsages de robe et tous les petits objets de couture.

Il lui faut aussi un grand carton, en forme de portefcuille, pour serrer les patrons de papier qu'une bonne ménagère doit prendre de tous les objets d'habillement qu'elle confec-