Racines. — Les racines sont d'un grand secours pour l'alimentation des vaches; toutes leur conviennent. C'est pendant l'hiver surtout qu'on y a un grand recours : elles servent à faire des soupes ou des nourritures fermentées, quand on les mêle à des tourteaux, des fourrages et des pailles hachées; ou bien on les fait consommer en nature après les avoir passées au coupe-racines. Quant aux topinambours, on les écrase d'un coup de maillet, avant de les donner aux vaches. On les conserve de diverses manières : dans des silos, dans des caves ou celliers. Telles sont les betteraves, les pommes de terre, les carottes, les courges, les citrouilles; les rutabagas se conservent dehors en petits tas recouverts seulement d'un peu de paille dans les grands froids; les navets et les raves, les panais et les topinambours restent dans les champs sur place; on les arrache à mesure des besoins.

Les racines de crucifères doivent être données avec quelque modération, afin de ne point communiquer au lait et au beurre une saveur désagréable.

Regains. — Après la première coupe des fourrages, on peut faire pâturer les regains au lieu de les faucher; s'ils sont abondants, ils favoriseront beaucoup la production du lait; mais les regains abondants de trèfle et de luzerne, dépourvus d'humidité, occasionnent souvent la météorisation des vaches.

Le regain de sainfoin ne détermine pas la météorisation.

Sel. — Le sel excite l'appétit, stimule les forces digestives, et sa saveur détermine les bêtes à consommer certains fourrages qu'elles refuseraient sans cet assaisonnement. Pour l'employer, on le fait dissoudre dans de l'eau pour en faire une forte saumure; puis on asperge le fourrage, en le remuant, afin que la saumure pénètre partout.

Boissons. — Une vache laitière doit boire abondamment et fréquemment. Il faut mettre à sa disposition de l'eau pure en quantité suffisante. On doit la faire boire avant qu'elle ait mangé les racines.

Les vaches laitières boivent quelquefois avec plaisir les résidus de la laiterie, le petit-lait et le lait de beurre.

Aliments qui favorisent la production du beurre et du lait. —

Les plantes que l'expérience a démontré être les plus favorables

à la production du beurre sont : la spergule, le trèfle rampant, la

moutarde blanche, la bistorte, le sainfoin de montagne, la chicorée,

le pissenlit, le lotier corniculé, les gesses et autres légumineuses.

Lorsqu'on donnera des soupes aux vaches, il sera bon d'y