2° Un livre de cuisine, où il ne sera porté que les objets qui servent à la nourriture. Il aura deux colonnes : dans la première seront inscrites les choses qui auront été achetées, et dans la seconde celles prises sur les propriétés auxquelles notre ménagère donnera une valeur à peu près égale à celle qu'on en aurait obtenue en les faisant vendre au marché. Chaque mois, on verra d'un coup d'œil le total de la dépense de table; celle faite en argent, celle faite en nature. Cette dernière servira au compte général des revenus de la propriété.

3° Le troisième livre sera destiné à l'inscription des recettes et dépenses de toutes natures. Ce livre doit avoir un double emploi : l'un pour la dépense de la maison de maître, l'autre pour celle de la ferme, qui ne doivent pas être confondues.

Sur une des pages seront inscrites jour par jour les recettes, sur l'autre les dépenses placées ainsi en regard. On y portera chaque mois le total de la dépense du livre de cuisine en deux articles: l'un comprenant tous les objets payés en argent; l'autre, ceux pris en nature sur la propriété et estimés. On fera recette, en un seul article, à l'autre page, des choses auxquelles on aura donné une valeur, comme : reçu du jardin, pour légumes, tant ; de la basse-cour, pour volailles, tant, etc., etc. On ajoutera à ces recettes toutes celles qui seront le produit de quelques ventes, et l'argent que notre ménagère aura reçu de son mari.

Chaque mois, pour faire la balance entre la recette et la dépense, on comptera d'abord l'argent qui restera effectivement en caisse; ce restant, ajouté aux dépenses, devra donner un total égal à celui des recettes. La balance faite, le restant en caisse formera le premier article de recette du mois suivant.

Si cette balance n'est pas juste, c'est qu'il y aura une erreur, soit dans l'inscription des recettes, soit dans celle d'es dépenses; il faut la chercher. Elle peut être ou causée par un double emploi, ou par un oubli. Notre ménagère vérifiera d'abord les chiffres et les additions, puis cherchera à