fourrage qu'on a déposé dans le corridor. Les montants formés par ces madriers sont emboîtés dans une pièce de bois, posée elle-même sur un petit mur de 35 à 40 centimètres de hauteur, construit dans le sens de la longueur de l'étable; ils sont fixés dans le haut soit aux soliveaux, soit à une poutre transversale. Ce corridor à fourrage doit avoir 1 mètre de largeur, et son sol doit être carrelé et de 35 à 40 centimètres plus élevé que le sol de l'étable, ce qui fait que la pièce de bois dans laquelle sont fixés les montants forme un petit rebord qu'on peut comparer à celui des crèches ordinaires. Le corridor forme la crèche où l'on dépose le fourrage et les autres aliments secs destinés aux vaches.

Si l'on doit faire consommer aux vaches des aliments liquides, au lieu de carreler toute la largeur du corridor à plat, on forme près de la claire-voie un réservoir, qu'on revêt de dalles convenablement taillées. Si cette disposition présente quelques difficultés, on emploie de petites auges qu'on place devant chaque vache.

Rigole. — L'emplacement qu'occupe le bétail doit avoir une pente de 1 centimètre par mètre, afin de favoriser l'écoulement des urines et des eaux qui servent à laver le sol; ces eaux s'écoulent ainsi dans les rigoles placées derrière les vaches et qui communiquent avec les fosses à fumier ou à purin. Ces rigoles sont peu profondes et on en adoucit les talus afin d'éviter les accidents.

Cavité à fumier. — Derrière les vaches est une cavité, qui doit être soigneusement pavée et cimentée, parce qu'elle est destinée à recevoir le fumier; on la vide quand elle est pleine ou quand on en a besoin dans les champs. Le fumier s'y améliore, et on ne doit point redouter les émanations qui s'en exhalent; elles ne sont pas nuisibles à la santé des vaches, surtout si l'étable est bien aérée et tenue proprement.

Il faut se garder de laisser le fumier entassé sous les vaches; leur santé en souffrirait, et ce fumier, inégalement humecté, serait moins bon que le fumier accumulé dans la fosse.

Stalles. — Il est très convenable de diviser les étables en un certain nombre de stalles, de 3 mètres de largeur, au moyen de poteaux garnis de planches. On place dans chaque stalle deux vaches qui mangent à peu près d'un égal appétit. Si leur appétit est inégal, l'une pourrait avoir à souffrir de l'avidité de l'autre; il serait même bon de disposer une stalle dans laquelle on isolerait une vache méchante ou très gloutonne.

Litière.— On peut à la rigueur n'enlever la litière que trois