fois par semaine, mais jamais il ne faut omettre de retourner la
vieille litière et d'en ajouter de fraîche; on commence par re-
tourner le fumier derrière les vaches, et on râcle le sol avec une
pelle : puis on rapproche la paille qui se trouvait en avant, et
on y ajoute de la litière fraîche; le soir, on met derrière les va-
ches encore un peu de paille fraîche, afin de couvrir le fumier
de la journée pour qu'il ne les salisse pas quand elles se couchent
dessus. Le matin, avant de traire les vaches, on prend le même
soin; on retourne la litière, en attendant qu'on la renouvelle.
On doit faire la litière des vaches en même temps qu'on leur
donne à manger, ou pendant qu'elles sont encore aux champs,
parce qu'aussitôt qu'elles ont fini il faut qu'elles puissent se cou-
cher pour ruminer; il est fâcheux de les déranger pendant la
rumination.
Dans quelques localités on a la bonne habitude de paver la rigole et une grande partie de l'étable, et de laver souvent tout le pavage; comme la propreté est aussi favorable à la santé des animaux qu'à celle des hommes, je ne puis qu'approuver ce lavage, si l'eau qui en provient va s'écouler dans la fosse à fumier extérieure; mais il faut, pour entretenir cette propreté, une abondance d'eau qu'on ne rencontre pas partout.
Lorsqu'on n'a pas cette abondance d'eau et le moyen de la conduire à la fosse à fumier et à purin, ce qui arrive souvent, il ne faut pas paver l'étable, mais comme je l'ai déjà indiqué, après en avoir enlevé la terre imprégnée d'urine, garnir le sol d'une bonne couche de marne, ou, à son défaut, de terre sur laquelle on place la litière. Cette couche absorbe la partie du liquide du fumier et forme un excellent engrais, qu'on enlève pour remplacer l'ancienne couche par une nouvelle de même nature.
J'insiste avec force sur la nécessité de tenir l'étable dans une parfaite propreté, parce que, dans presque toutes les provinces de France, les vaches sont laissées dans un état de malpropreté qui altère leur santé et nuit toujours à la quantité et à la qualité de leurs produits.
Si l'étable est assez vaste, on peut y mettre deux rangées de vaches qui mangent dans le même corridor servant de crèche; cette disposition économise la place.
Plafond. — Les étables à vaches doivent être plafonnées; elles seraient trop froides si, comme les bergeries, elles ne l'étaient pas; la chaleur est nécessaire aux bêtes bovines.