telle sorte qu'elles ne peuvent absolument rien rebuter ni perdre. Il la coupe à la longueur de 1 ou 2 centimètres, et on la distribue dans des auges. L'usage de cet instrument permet de faire consommer les fourrages défectueux qu'on mêle à de meilleurs.
Coupe-racines. — Il ne faut pas nourrir les vaches exclusive-
ment de racines; il convient d'y joindre des fourrages secs. Les
Grav. 88. — Coupe-racines Dombasle.
racines servent en quelque sorte de dessert et tiennent lieu de la
nourriture verte absente.
Il n'est pas possible de donner au bétail des racines entières, quelque petites qu'elles soient. Si l'on a plusieurs vaches, le travail que nécessite la préparation des racines est long et pénible; mais, si l'on n'a qu'une vache, on peut les laver et les couper à la main; il suffit de se munir d'un couteau de 50 centimètres de long, y compris le manche. La lame, épaisse et large, est terminée à la pointe par un crochet; on fixe un piton sur un tréteau de la hauteur d'une chaise, composé d'une pièce de bois ayant au moins 10 centimètres d'épaisseur sur 40 centimètres de surface, et monté sur quatre pieds solides fixés dans la pièce de bois