et écartés entre eux, ce qui augmente la solidité de l'appareil.

On passe le crochet du couteau dans le piton; on lève le couteau

par le manche, puis on l'abaisse après avoir introduit sous la

lame une racine; on la coupe par ce moyen assez facilement et

assez promptement en tranches plus ou moins minces, selon

l'adresse de l'ouvrier.

Si l'on a un plus grand nombre d'animaux à nourrir, ce cou-

teau est insuffisant, et un moyen plus expéditif devient indis-

pensable; il faut alors se procurer un coupe-racines. Je n'en puis

citer de meilleur que celui de M. Meixmoron de Dombasle, de

Nancy : il coupe les racines en tranches minces ou en rubans

selon la forme des couteaux. Cette dernière manière est la plus

convenable pour faire des mélanges avec des fourrages hachés.

Cet instrument (grav. 88), pris à la fabrique, coûte 139 fr., embal-

lage compris.

On employait, surtout aux environs de Paris, un coupe-racines très simple, et qui peut rendre de grands services dans les petites exploitations. Il consiste en une double lame tranchante en forme d'S et tout simplement adaptée à un manche. On place les racines dans un baquet ou une boîte solidement foncée et on frappe dessus avec l'instrument. Cet outil est très peu couteux, mais le travail qu'il fait est moins bon que celui des autres coupe-racines, et le prix de ceux-ci diminuant de plus en plus, leur emploi tend à se généraliser.

Lave-racines. — Le lave-racines est aussi utile; il est composé : 1º d'une cuve ovale, en bois de chêne, cerclée en fer et portant sur son bord, aux deux extrémités de l'ovale, deux coussinets en cuivre destinés à recevoir l'axe d'un cylindre à jour qui doit tourner dans cette cuve, qu'on remplit à moitié d'eau; on pose la cuve sur deux madriers, afin que l'air circule dessous; 2º d'un cylindre à jour, absolument de la même forme que celui d'un brûloir à café. On a apporté à ce lave-racines un grand perfectionnement, qui permet à la racine de sortir du cylindre sans qu'on y touche avec les mains.

Je dois signaler un moyen très simple de laver les racines dans une petite exploitation. On prend un baquet d'un diamètre plus ou moins grand, cerclé en fer, dans lequel on place un double fond mobile percé de beaucoup de petits trous et supporté par deux traverses en bois qui l'élèvent du fond du baquet d'environ 10 centimètres. On remplit le baquet à moitié d'eau, on y jette les racines à laver qui dès lors baignent dans l'eau, on les y laisse