ou en fer-blanc. Si l'on emploie des seaux en bois, ils doivent

être en bois blanc : sapin ou autre, et leurs cercles de fer doi-

vent être entretenus exempts de rouille, polis et brillants.

Si l'on veut se rendre compte de la traite de chaque vache, les seaux à traire seront jaugés, et chaque litre sera marqué, dans le seau, sur une ligne verticale, par la tête d'un clou dans les seaux en bois, et par un coup de poinçon dans ceux en métal. La personne chargée de traire reconnaît le lait de chaque bête et l'inscrit sur une ardoise en regard de son nom ou de son numéro. Le litre est marqué d'un trait vertical, le demi-litre d'un trait horizontal. On porte ensuite la quantité de lait de chaque vache au crédit de son compte.

Avant la traite, il faut laver le pis avec une éponge et de l'eau toujours limpide, qu'on fait tiédir en hiver; il est convenable de l'essuyer avec un linge sec et propre. L'eau enlève au pis l'odeur de litière qu'il contracte aisément et qui se communique au lait et au beurre. Il faut que les mains de la personne qui trait la vache soient propres et que le vase qui contient l'eau de lavage ne soit pas employé ensuite à recevoir le lait.

Manière de se placer pour traire. — Pour traire une vache on doit s'asseoir sur un tabouret à un seul pied ou à trois pieds si on ne sait pas se servir de l'autre, qui permet de se pencher en avant ou en arrière, selon les mouvements de la bête. En Suisse et en Auvergne, les hommes chargés de traire les vaches atta- chent ce tabouret à leur corps au moyen d'une courroie et se transportent ainsi d'une bête à l'autre. Lorsque les vaches ne sont pas assez douces pour qu'on puisse s'asseoir pendant l'opé- ration, il faut se tenir accroupi ou très penché et se mettre en garde contre leurs mouvements.

Manière de traire. — Une fois en position de traire, il y a une sorte de préliminaire indispensable : il consiste à agir sur le pis et les trayons comme si on devait déjà en extraire le lait. Pourtant on ne fait que le simulacre, car on se borne à toucher très doucement le pis et seulement pour préparer la vache à donner son lait. Cette manipulation fait contracter les glandes mammaires et précipite le lait dans les trayons. Dans beaucoup de grandes vacheries, pour abréger le temps, le marcaire est précédé d'un petit garçon qui pratique cette manipulation.

Le marcaire, assis sur sa sellette, se place au côté droit de la vache, il maintient le seau à hauteur convenable entre ses jambes en le serrant entre ses genoux, ce qui évite la chute du seau et