ges; étant large et plate on peut y faire cuire de grands poissons plats, tels que turbots, barbues, etc. Cette poêlette est un objet assez cher, mais dont la durée est fort longue, parce qu'elle ne sert pas souvent.
La cuisine doit être meublée, selon le besoin, de flambeaux et de bougeoirs en cuivre et en fer, portant un crochet à la bobèche et à coulisse, ce qui permet de hausser la chandelle à mesure qu'elle brûle. Le crochet sert à suspendre le flambeau dans différents endroits où on ne peut pas le poser, ce qui est assez fréquent. Si la cuisinière est bien propre, elle les tiendra brillants, ce qui parera beaucoup sa cuisine. Si ceux en fer ne sont pas récurés, ils prendront une couleur brune qui n'est pas désagréable. Ceux en cuivre se nettoient avec du tripoli ou de la pierre pourrie.
Il est nécessaire d'avoir à la campagne une planche et un rouleau à pâtisserie, car j'espère bien que notre ménagère régalera souvent, et à peu de frais, sa famille et ses amis, de pâtisseries simples et excellentes de sa façon. Cette planche de bois blanc doit avoir 80 centimètres dans un sens et 60 dans l'autre, et être garnie de trois côtés d'un rebord de 5 à 6 centimètres de hauteur; le rouleau se fait en bois dur, comme le cormier, le buis ou le frêne.
Il convient d'avoir des passoires de différentes grandeurs, et dont les unes sont percées de très petits trous, les autres de plus grands, selon leur emploi ; elles peuvent être en ferblanc, en cuivre ou en fer étamé ; pour celles à grands trous, et qui sont destinées à passer les purées, il faut se munir
Fig. 3.
d'un trois-pieds en bois (fig. 3) destiné à recevoir la passoire,