ce qui facilite beaucoup le travail. On place sous ce support un plat pour recevoir ce qui doit s'échapper de la passoire, qu'on pose sur l'ouverture, et qui s'y trouve soulenue par ses rebords. On passe ainsi les choses les plus épaisses avec facilité en employant un pilon en bois, fait exprès, et qui a absolument la forme d'un champignon ouvert (fig. 4).
On fait aujourd'hui des tamis en fer-blanc et en tissus métalliques qui sont préférables à ceux en crin, qui, je crois, durent moins; il est indispensable d'avoir de ces derniers dans une cuisine pour passer le bouillon, certaines sauces, etc.
Une boîte en fer-blanc pour serrer le poivre est fort com-mode; elle peut être ronde avec un couvercle fermant bien; le poivre s'y conserve mieux que dans tout autre chose et ne court pas le risque d'être renversé.
J'ai aussi dans ma cuisine plusieurs boîtes en fer-blanc avec couvercle à charnières, et qui servent à conserver la farine en consommation pour la cuisine proprement dite, la chapelure, le riz, la semouille, etc. Ces boîtes sont carrées, de 15 centimètres environ de haut; elles coûtent peu, se rangent facilement dans une armoire, ou à son défaut sur une planche, et les choses qu'on y renferme sont à l'abri de la poussière, de l'humidité et des animaux destructeurs. Elles valent donc infiniment mieux que les sacs de papier dans lesquels on conserve ordinairement les provisions dont je parle.
Les instruments tranchants de la cuisine se composent d'abord de deux couteaux, l'un petit, pointu, effilé, pour peler