son travail soit achevé. Il y a quelques petits détails d'exécution difficiles à décrire, mais qui seront bientôt compris par l'ouvrière. Ce travail se fait assis, et l'ouvrière doit garantir ses vêtements au moyen d'un tablier de grosse toile, parce qu'il s'échappe de la laine beaucoup de poussière, et que le frottement du revers de la carde use beaucoup le tablier. Je dois recommander d'appuyer peu les cardes l'une sur l'autre et de tirer en enlevant plutôt qu'en baissant. On conçoit qu'il faut carder la laine plus grossièrement que si elle devait être filée.
Pour remonter les matelas, on emploie une espèce de métier (fig. 10), qui consiste en quatre barres de bois garnies
de crochets placés à 10 cent. environ les uns des autres, et dont le crochet (fig. 11) est recourbé comme un bec de per-
Fig. 11.
roquet, et arrondi, pour ne pas dé-
chirer la toile qu'on doit y accrocher.
Deux de ces barres ont 1 mètre 70 de
long; les deux autres 2 mètres sur 8
à 9 cent. de large et 3 à 4 d'épaisseur. Les clous sont plantés dans une feuillure pratiquée sur l'un des bords de la barre, de manière qu'ils ne dépassent pas la feuillure. Ces quatre barres sont percées à chaque bout de quelques trous assez grands pour y passer une cheville de fer à tête. On attache fortement à plat chacune des barres les plus courtes au dos