d'une solution obtenue en traitant une substance végétale ou animale par un véhicule vaporisable, tel que l'eau, l'alcool, l'éther.
La préparation d'un extrait se compose toujours de deux opérations : la première consiste à obtenir le liquide qui doit fournir l'extrait; la seconde à concentrer ce liquide par évaporation.
Quand on fait servir un suc naturel à la préparation d'un extrait, on doit le prendre dans l'état de concentration où la nature le présente; mais toutes les fois que l'on a recours à une dissolution, il faut s'efforcer d'obtenir des liqueurs très concentrées, afin de les soustraire, autant que possible, aux chances d'altération que les matières organiques éprouvent pendant leur évaporation au contact de l'air.
Quant à l'évaporation elle-même, elle ne doit jamais être faite à feu nu. Le meilleur appareil à employer est celui qui permet d'évaporer le liquide à la température la plus basse possible et dans l'espace de temps le plus court; on doit toujours opérer à un degré de chaleur inférieur à celui de l'ébullition de l'eau.
Les extraits bien préparés présentent, en général, l'odeur et la saveur des substances qui les ont fournis. Les extraits aqueux, à moins qu'on n'ait eu exceptionnellement recours à la décoction, sont presque entièrement solubles dans l'eau.
Parmi les extraits, il en est qui attirent fortement l'humidité; il faut les conserver dans des vases bien bouchés et dans un lieu sec.
Lorsque l'on prépare avec la même substance un extrait aqueux et un extrait alcoolique, et que le médecin ne désigne pas celui qu'il entend prescrire, on doit toujours délivrer l'extrait aqueux.