ou lorsque la poussière qui s'élève de la masse est dangereuse à respirer ; c'est ce qui a lieu avec des matières âcres ou vénéneuses comme l'ipécacuanha, le jalap, l'euphorbe, les cantharides, etc.

Souvent les matières à pulvériser sont formées de principes très divers, et ne donnent pas des produits semblables à tous les moments de la pulvérisation; de là la possibilité d'améliorer le médicament. Les parties peu actives se pulvérisentelles tout d'abord, on rejette la première poudre; le contraire a-t-il lieu, ce qui est le cas ordinaire, on arrête l'opération dès que le résidu devient moins odorant et peu sapide. Enfin il est indispensable de mélanger les différentes parties pulvérisées, afin d'avoir un produit homogène.

Les substances végétales et animales se conservant mieux dans leur entier, il ne faut pas préparer de grandes quantités de poudre à la fois; précepte spécialement applicable aux corps qui contiennent des principes très altérables ou très volatils.

Malgré le soin que l'on a pris de sécher exactement à l'étuve les matières que l'on veut pulvériser, s'il arrive que ces dernières absorbent pendant l'opération une certaine quantité d'humidité, il faut exposer de nouveau la poudre à l'étuve, avant de la renfermer dans des vases que l'on devra boucher hermétiquement et placer ensuite dans un lieu sec, à l'abri de la lumière. Toutefois, pour les poudres d'un usage journalier, on peut les mettre dans des flacons simplement recouverts d'une capsule.

Les poudres composées résultent du mélange de plusieurs poudres simples.

Dans leur préparation, il faut observer les règles suivantes :

1° Réduire séparément, autant que cela est possible, chaque substance en poudre;