sciure jusqu'à ce que tous les grains soient recouverts; on met

une seconde couche de raisin, et ainsi de suite, en terminant

par une épaisse couche de sciure. Il faut que le couvercle presse

assez fort sur le raisin, pour qu'il soit un peu comprimé. Le

raisin ainsi emballé peut faire mille kilomètres et arriver aussi

frais que s'il venait d'être cueilli; on peut remplacer le son ou

la sciure par des rognures de papier, et même emballer le raisin

seul, comme cela se pratique pour le chasselas qu'on envoie de

Montauban à Paris; mais, dans ce cas, il ne faut employer que des

boîtes plates, dans lesquelles il n'y a place que pour une seule

couche de grappes.

Poires et pommes. — On emballe les poires d'été en enveloppant chacune d'elles dans une feuille de vigne. On recouvre le panier avec des branchages, comme je l'ai déjà dit à l'emballage des cerises.

Les belles poires et les pommes des espèces de choix doivent être enveloppées dans du papier; les paniers et les caisses sont garnis de fougère ou mieux de gazon très fin et très sec; il faut surtout que les fruits ne puissent pas bouger. (Voir tome I, l'article Emballage.) Pour les expéditions à de grandes distances, il est préférable de les mettre dans une caisse ou dans un petit baril; on range les fruits par couches sur un seul rang, bien serrés les uns près des autres, en forçant un peu pour mettre le dernier, qui maintient toute la rangée. Puis on les couvre d'une bonne couche de regain avant d'en mettre un autre rang. Quand la caisse ou le baril est plein, il faut que la dernière couche de regain se trouve serrée par le couvercle.

Fraises et framboises. — Elles ne peuvent être transportées qu'à de faibles distances et dans des paniers couverts et bagués. A Paris, on les place dans de petits paniers spéciaux, qui sont tout plats; les fraises sont amoncelées au-dessus de l'anse en forme arrondie ou conique. J'ai souvent admiré ces paniers de fraises arrangés avec beaucoup d'art.

Figues. — Les figues, comme certaines pêches, arrivent à Paris rangées dans des feuilles de vigne et sur un petit panier d'osier sans anse. Ces petits paniers sont disposés en cercles sur le fond d'un plus grand panier tout plat et garni d'une anse pour faciliter le transport.