juin pour avoir des fèves tardives; on peut en risquer un semis en novembre, comme on hasarde un semis de pois; si l'hiver n'est pas rigoureux, les fèves résistent et sont très précoces. Pour les espèces qui prennent le plus de développement, les lignes seront espacées entre elles de 30 à 35 centimètres; on place dans les lignes deux fèves ensemble, à 25 ou 30 centimètres de deux autres fèves. C'est ainsi qu'on sème la fête de marais ordinaire, la fête à longues cosses, la fête anglaise de Windsor, la plus productive de toutes, la fête de Séville et la fête verte, qui garde cette couleur après sa complète maturité. On les bine et on les chausse.

Quand la fleur commence à passer, que les gousses se mon-

trent vers le bas de plante, on retranche les sommités; cette

opération fait grossir les grains dans les gousses et assure la ré-

colte en même temps qu'elle en avance l'époque. Si l'on a cueilli

les fèves fort petites, au quart ou au tiers de leur volume, pour

les consommer en grains écossés frais, qu'on mange aussi bien

crus que cuits, on peut couper les plantes au niveau du sol;

elles repousseront du pied et donneront une seconde récolte en

automne. Toutefois ce procédé n'est jamais fort avantageux,

et le sol qui a porté une première récolte de fèves peut être em-

ployé plus utilement pour une autre culture.

Fèves naines. — Les espèces naines, comme la fève Julienne en éventail et la naine rouge, sont semées en lignes espacées entre elles de 20 à 25 centimètres; on dépose ces fèves dans les lignes, deux à deux, à 15 ou 20 centimètres de deux autres fèves.

Cueillette et conservation. — Au moment de la plus grande abondance des fèves, on peut en cueillir une bonne provision, les écosser, les dépouiller de leur peau, et les faire sécher au four après que le pain en est retiré; on les conserve longtemps en cet état, et on s'en sert pour préparer une bonne purée pendant l'hiver.

Il arrive souvent que les plantations de fèves sont envahies par les pucerons; dès qu'on s'aperçoit de la présence de ces insectes, il faut couper les extrémités des tiges envahies; il suffit de les jeter à terre, les pucerons ne remontent pas sur la plante. Sans cette précaution, la plante serait totalement perdue et n'aurait rien produit.

Lentille.

Variétés. — On cultive deux espèces de lentilles : la lentille