Le plant de céleri est repiqué dans des fosses, profondes de 30 à 40 centimètres, et d'une largeur de 50 à 60, lorsqu'on ne veut y placer que deux rangées de plant. Le fond de ces fosses doit être bêché à la profondeur d'un fer de bêche, et largement fumé. Le guano peut parfaitement remplacer le fumier pour cette culture; de fréquents arrosements sont indispensables. Lorsque les feuilles de la plante ont atteint une longueur de 30 à 35 centimètres, on les lie, puis on les butte en remettant aux pieds la terre qu'on a enlevée de la fosse. On laisse à découvert le sommet des feuilles, qui continuent à s'allonger. Au bout de huit à quinze jours, elles doivent avoir pris assez d'accroissement pour recevoir un second lien et un second buttage, opérations qu'on renouvelle une troisième fois lorsque le céleri est suffisamment allongé.

On voit que la culture du céleri a besoin de beaucoup de fu-

mier et de main-d'œuvre. Il faut proportionner l'étendue de ter-

rain qu'on consacre à cette culture dans le jardin aux ressources

dont on dispose autant qu'aux besoins de la consommation. Ce

légume doit être couvert avec de la litière dès que les premières

gelées sont à craindre, et doit être rentré pendant l'hiver, à l'abri

du froid. Le meilleur mode de conservation consiste à les enle-

ver à l'automne sans les détacher, et à les enterrer à la cave dans

du sable frais.

Céleri-rave. — On sème et on cultive le céleri-rave comme le céleri commun, mais il n'a pas besoin d'être butté, parce que la partie comestible consiste dans le renflement tuberculeux de la racine. On transplante ce céleri dans des fosses peu profondes, et on lui donne encore plus d'eau qu'au céleri commun; il est bien moins sensible à la gelée que l'autre; on le préserve en le couvrant d'une bonne couche de litière, qui suffit, à moins de très fortes gelées; alors on peut mettre du fumier sur la litière. C'est un excellent légume. Lorsqu'il ne paraît pas assez vigoureux, on peut activer sa végétation en saupoudrant la terre qui l'entoure avec du guano : cet engrais donne à la végétation du céleri-rave une vigueur extraordinaire.

Persil.

Un stipide préjugé, très répandu dans l'ouest et dans le nord de la France et jusqu'en Belgique, fait regarder le semis de graine de persil comme une chose qui porte malheur : nous avons vu