où il existe une Société spécialement vouée à la culture des con-

combres. Il y a plusieurs variétés ; les meilleures sont le concom-

bre blanc hâtif et vert long. Si l'on désire avoir des concombres

précoces, il faut les traiter comme les melons, et les semer sur

couches et sous cloche, afin de gagner du temps en devançant

l'époque où leur culture sera possible en pleine terre à l'air libre.

Comme toutes les plantes cucurbitacées, le concombre réussit

dans le fumier, et la meilleure manière de hâter sa croissance,

c'est de le transplanter dans un trou rempli de bon fumier et

d'une grandeur proportionnée aux dimensions de la plante.

Le concombre doit être pincé pour faire ramifier la tige, et taillé lorsque le fruit est noué, pour ne lui laisser qu'un nombre de fruits proportionné à sa vigueur. Aux semis sur couche peuvent succéder des semis en plein air et en pleine terre, qui donnent une seconde et même une troisième fructification.

Cornichon.

Le cornichon ne constitue pas une espèce à part : tous les con-

combres récemment noués sont des cornichons; par conséquent

tout cornichon abandonné au cours de sa végétation devient con-

combre. Cependant les meilleures espèces pour faire des corni-

chons sont le vert petit et le concombre serpent; ce dernier donne

un fruit très curieux qui ressemble à un serpent; petit, il est d'un

très beau vert, très tendre et ferme cependant, et excellent lors-

qu'il est confit dans le vinaigre.

La culture des concombres qu'on se propose d'employer à l'état de cornichons est toute spéciale; on laisse aux plantes qui ont cette destination le plus de branches possible, et rien n'est négligé pour les obliger à se ramifier et à porter une multitude de fruits, qui n'épuisent pas les plantes parce qu'on les récolte à un état très peu avancé de végétation.

Lorsque la grêle a frappé les cornichons, il faut les arracher et renouveler la plantation, car elle ne peut être rétablie par aucun moyen.

Les cornichons sont sujets à la maladie du blanc, qui résulte probablement de la fatigue imposée aux espèces par une production en quelque sorte contre nature; car les mêmes plantés cultivées comme concombres, dans les mêmes conditions de sol et de température, ne contractent point cette maladie. On en peut arrêter les progrès, jusqu'à un certain point, en arrosant les pieds, sans mouiller les feuilles, avec du jus de fumier ou purin,