toutes les parties des branches et restent suspendus. Lorsqu'ils

sont arrivés à parfaite maturité ils tombent d'eux-mêmes. Ces

melons ronds et très petits sont délicieux.

Culture du melon dans le Centre.— Dans le centre de la France, et surtout dans les jardins bien abrités, on peut suivre une méthode plus simple. On creuse de petites fosses circulaires de 10 à 15 centimètres de profondeur sur 60 à 80 centimètres de diamètre. On verse dans chacune de ces fosses une brouettée de fumier, qu'on dispose en forme de cône aplati. On laisse le fumier jeter son feu pendant huit jours, on répand ensuite sur le tas une forte brouettée de bon terreau, dans lequel on sème les graines de melon, sous la protection d'une cloche, laquelle peut être tout simplement en calicot gommé ou même en papier huilé. Les melons réussissent assez bien de cette manière; mais, pour que leur maturation ne soit pas trop tardive, il faut que le climat local permette de les semer à la fin d'avril, ou tout au moins avant le 10 mai. On pratique la taille qui a été décrite pour la culture du melon sur couche.

Culture du melon en Provence. — Dans la Provence et le bas Languedoc la culture des melons est complètement différente : on n'emploie ni couches ni cloches; on sème les melons en pleine terre, comme des haricots, dans un sillon muni de deux bords saillants pour retenir l'eau des irrigations. Lorsque le plant est levé, on l'éclaircit pour qu'il soit espacé de 35 à 40 centimètres. La croissance des melons ainsi traités, n'étant point activée par du fumier, est assez lente, malgré la chaleur du climat; aussi a-t-on soin de ne pas consacrer à cette culture la totalité du terrain. Les lignes de melons alternent avec des rangées d'autres légumes qui sont récoltés à l'époque où les melons sont devenus assez forts pour occuper tout le terrain. Malgré la température élevée de la Provence, le plus souvent les melons cultivés ainsi, sans précaution, sont moins bons que ceux du Nord, auxquels on prodigue tous les soins nécessaires.

La taille est la même que celle que nous avons décrite; seulement on laisse prendre aux rameaux plus de développement, et chaque pied conserve habituellement deux ou plusieurs fruits. Lorsqu'on ne taille pas les melons, ils n'acquièrent jamais la qualité de ceux qui sont soumis à une taille raisonnée, ce qui tient surtout à ce que, dans ce cas, le fruit se forme trop loin du collet de la plante; plus il en est rapproché, plus il a de saveur.

CUEILLETTE.—Le meilleur moment pour cueillir un melon