sans remède. A moins donc que les bêtes atteintes ne soient très précieuses, il vaut mieux, dans la plupart des cas, les tuer sur-le-champ que de chercher à les guérir.

Les premiers soins à apporter en cas de maladie sont : un net-

toyage complet du poulailler, distribution d'une nourriture saine

et abondante, breuvage d'eau claire et très propre, enfin, assai-

nissement du poulailler s'il est humide, et son agrandissement

s'il est trop petit.

On reconnaît qu'une poule est malade lorsqu'elle a perdu sa vivacité, lorsque sa crête pâlit ou noircit, que ses plumes deviennent ternes et hérissées.

Constipation. — Elle n'atteint guère que les poules enfermées dans une basse-cour et privées de nourriture verte. Les couveuses en sont fréquemment atteintes, surtout lorsqu'on les fait couver deux fois. Il faut leur procurer l'espèce de nourriture qui leur manque, comme la salade, l'oseille, le pourpier, l'épinard, et enfin le son mouillé. Il faut, au besoin, leur donner un peu d'huile d'olive ou de la manne fondue dans de l'eau, à laquelle on ajoute un peu de farine.

Maladie du croupion. — Elle est presque toujours due à la malpropreté du poulailler. La poule devient triste, constipée, porte la tête penchée, ne gratte plus. Il se forme une tumeur au-dessus du croupion. Il faut l'ouvrir avec un petit instrument bien tranchant, puis la presser avec le doigt pour en faire sortir le pus qu'elle renferme; on lave la plaie avec de l'eau acidulée de vinaigre, de l'eau salée ou du vin; puis on l'enduit de pom-made camphrée qu'on renouvelle deux fois chaque jour pendant deux ou trois jours. On séquestre rigoureusement la poule, et on lui donne à manger du son mouillé mêlé de salade hachée. Lors- que la poule a repris sa vivacité, on lui rend sa liberté.

Diarrhée. — Cette maladie est occasionnée par une nourriture trop humide ou par une saison très pluvieuse. On guérit la volaille atteinte de diarrhée en la nourrissant d'aliments secs, et en lui donnant un peu de pain trempé dans du vin ou du cidre. Si l'animal atteint est très précieux et que la maladie continue, il faut lui faire avaler, deux fois par jour, quelques petites cuillerées d'infusion de camomille faite dans du vin.

Fracture. — Lorsqu'une poule s'est cassé un membre, il suffit de l'enfermer dans un lieu parfaitement tranquille, où elle ne puisse pas se percher, et de lui donner une bonne nourriture. Il faut bien se garder de lier le membre fracturé et de l'entourer