endroits où on peut présumer que ces insectes se logent, puis in-
suffler aussi de cette poudre, au moyen d'un petit soufflet fait ex-
prés, à plusieurs reprises, entre les plumes de la volaille que l'on
tient par les pattes, la tête en bas. Sans ce soin l'animal périt.
Toux. — La toux est une maladie vermineuse, et l'une des plus graves qui puissent atteindre les poules. Je la crois contagieuse. La poule malade fait entendre une toux sourde, sa respiration est fort gênée, la poule est même menacée de suffocation. Le mal est dû à une accumulation de petits vers rouges dans le gosier. On parvient parfois à en débarrasser la malade en lui faisant prendre des décotions de mousse de Corse ou de l'herbe aux vers; le plus souvent l'animal périt. Il vaut mieux la tuer dès que la maladie est bien constatée.
CHAIR.—PLUMES.—CONSERVATION DES ŒUFS.
Les produits de la poule consistent d'abord dans sa chair, puis dans la ponte des œufs, dont la valeur est plus considérable que celle de la chair, enfin dans son plumage.
Chair. — La chair des volailles et leurs œufs sont un des aliments les meilleurs et les plus sains à tous les âges de la vie. La délicatesse et l'abondance de la chair varient selon les races, elles varient aussi dans les volailles d'une même race, selon les soins et la nourriture qu'elles ont reçus. On doit chercher, par des observations judicieuses sur le choix des reproducteurs de la race galline, à obtenir plus de précocité, plus de fécondité, plus de chair et moins d'os.
Plumes. — Bien qu'elles ne soient pas de très bonne qualité, les plumes de poules servent à faire des lits. On sépare les grosses et on n'emploie que les fines, après les avoir fait sécher au four. Les coqs, les chapons surtout, portent à la queue, au croupion et sur le cou, des plumes longues et minces qui servent à faire des plumeaux et des plumets. On les vend facilement.
Conservation des œufs. — C'est une erreur généralement a-
créditée que de croire que les œufs pondus en août et en
ep-
tembre se conservent mieux que les autres; ce sont les plus tar-
difs qui se conservent le mieux. Comme les poules pondant peu
vers la fin de l'année, et que les œufs sont alors vendus plus cher,
on fait, en général, sa provision dans les mois de la plus grande
fécondité, c'est-à-dire en août et septembre, et, de cette habi-
tude très naturelle, est venu le préjugé que les œufs pondus à