oignons et du persil hachés et un peu de vin; s'ils ont encore l'habitude de coucher sous leur mère, on les lui donne le soir, mais on les lui retire le matin et on ne les lui rend plus que lorsqu'ils sont redevenus gais et vigoureux.

Refroidissement. — Nous l'avons déjà dit, la pluie est le plus mortel ennemi des dindons. Dans le premier âge, lorsqu'ils ont été mouillés, il faut les essuyer avec soin les uns après les autres devant un feu clair; pour les empêcher d'en approcher trop et de s'y brûler, on les place, jusqu'à ce qu'ils soient secs, sous une mue dont on a soin de couvrir le côté opposé au feu. On peut aussi leur faire avaler quelques gouttes de vin ou de cidre; enfin on emploie tous les moyens possibles pour les sécher et les réchauffer.

Échauffement. — On voit quelquefois les jeunes dindonneaux devenir languissants ; toutes leurs plumes sont hérissées, le bout des plumes des ailes et de la queue devient blanchâtre, et dans cet état d'échauffement, selon le langage des fermières, ils pé- rissent bientôt s'ils ne sont pas secourus. Il faut, dans ce cas, examiner attentivement les plumes qui garnissent le dessous du croupion, on en trouve deux ou trois dont le tuyau est rempli de sang; il suffit de les arracher pour rendre la santé aux malades.

Roupie. — Il leur vient quelquefois à la tête un engorgement qu'on guérit en en facilitant l'écoulement par les narines, qu'on lave et qu'on frotte avec du beurre frais. Quelquefois la tête se couvre de tumeurs en forme de boutons; on les lave avec de l'eau acidulée de vinaigre ou avec du vin chaud, ou avec du phénol Bobœuf allongé de deux fois son volume d'eau, et on leur donne à manger du chênevis ou de la pâtée au vin.

Crise du rouge. — Lorsque les dindons prennent le rouge, il en périt beaucoup si le temps est variable, et presque point si la saison est belle et chaude.

Il faut les nourrir avec d'excellents grains et leur faire manger une pâtée à laquelle on mêle chènevis écrasé, sel, persil haché, vin, et surtout des oignons, dont ils sont très friands, et qui leur conviennent parfaitement. On redouble alors de soins pour qu'ils ne souffrent ni du froid ni de l'humidité.

Pustules. — Lorsque leur croissance est terminée, les dindons sont quelquefois sujets à une maladie qui se manifeste par des pustules, soit autour, soit dans l'intérieur du bec et jusque dans le gosier, soit aux parties les plus dégarnies de plumes, telles que les faces internes des ailes et des cuisses, soit enfin sur les