dont elles veulent construire leur nid. Si l'oie choisit un endroit convenable, il ne faut pas la déranger, mais seulement l'aider. Si elle l'a mal placé, il faut lui commencer un nid dans un lieu convenable, c'est-à-dire dans un endroit chaud, sec, solitaire; placer à côté du nid un peu de paille coupée, afin d'engager l'oie à le continuer. Comme pour les poules, le nid doit être presque plat et n'offrir qu'une légère concavité. Il faut enfin apporter la nourriture de l'oie près du nid, pour qu'elle puisse manger sans se déranger. Elle pond de deux jours l'un, quelquefois tous les jours. Quand elle a pondu, elle quitte le nid et on lui laisse sa liberté. On enlève l'œuf; mais, pour qu'elle n'abandonne pas son nid, on y place un œuf de plâtre. La ponte est d'environ quinze œufs en moyenne. On conserve les œufs dans un endroit sec et à l'abri de la gelée; on les recouvre soigneusement de son ou de sciure de bois. Quand la ponte est achevée, l'oie manifeste le besoin de couver en ne quittant pas son nid; alors on lui rend ses œufs. quinze œufs sont suffisants pour une couvée.
Incubation. — Les oies sont très ardentes couveuses. On établit leur nid à terre dans leur toit. Il doit être presque plat et fait de paille maintenue par un cadre de planches de 20 centimètres de largeur et assez grand pour que l'oie y soit à son aise. La couvée dure de vingt-sept à vingt-huit jours; vers le huitième ou dixième jour, on mire les œufs pour retirer ceux qui sont clairs.
On nourrit les oies pendant l'incubation avec du grain et des recoupes, du son mouillé et quelques herbages, et on leur donne à boire. Si on est à proximité d'une pièce d'eau ou d'un ruisseau, on les y laisse aller boire et faire leur toilette. Pendant l'incuba-tion, il ne faut les obliger à quitter leur nid qu'une fois par jour pour manger, boire et fienter. Lorsque les oies quittent leur nid pour aller manger, elles couvrent leurs œufs avec de la paille.
Soins à donner aux oisons et à la mère. — Lorsque les oisons commencent à naître, on les retire de dessous la mère, parce que, comme il y a souvent inégalité dans l'éclosion, les soins qu'elle leur donnerait pourraient lui faire négliger l'incubation des œufs tardifs. On place les oisons, dès qu'ils sont éclos, dans un panier garni de laine et près du feu. Le lendemain de leur naissance, on leur donne à manger un peu de mie de pain et des recoupes mouillées. Quand toute la couvée est éclose, on rend tous les oisons à la mère, qui est ordinairement fort tendre; le père prend auss les oisons en grande affection.
Il faut donner à manger aux oisons cinq ou six fois par jour et