journalière, car il est bien difficile de n'en pas mettre une certaine quantité à la fois à la disposition des domestiques. Dans cette boîte, la chandelle est à l'abri des animaux qui lui font ordinairement la guerre; elle doit être placée dans un lieu frais, surtout l'été, car elle se ramollit considérablement par la chaleur, et pourrait se briser entre les mains de la fille qui prépare les flambeaux.

La chandelle dite des six à la livre me paraît celle qui convient le mieux au service journalier; la chandelle, dite des huit, a la mèche aussi grosse que celle des six; cette mèche consomme avec une grande rapidité le peu de suif qui l'entoure, et qui coule d'ailleurs plus facilement. La chandelle dite des cinq éclaire mieux; mais pour un temps donné, sa consommation est plus considérable que celle des six, cependant je la préférerais à celle des huit; elle est ordinairement de plus belle qualité et se vend plus cher. Elle conviendrait pour l'usage des maîtres.

On doit avoir au moins un chandelier portant une bobèche nommée brule-tout qui permet de brûler les petits bouts de chandelle ; il faut veil'er à ce qu'on les consomme; on les réunit dans une petite boîte destinée à cet usage. Ce qui ne peut être brûlé doit être mis à part et conservé, parce que le suif est souvent utile dans une maison, et surtout dans une ferme. Ce sont sans doute de petites économies, mais on n'en peut trop faire dans une exploitation rurale, et il n'est pas rare de voir se ruiner les gens qui se moquent des économies de bouts de chandelles !

IV. — Huile à quinquet.

L'huile à quinquet est d'autant meilleure qu'elle est plis longtemps en repos, parce que toutes les impuretés qu'elle contient se déposent au fond; il n'y a donc pas à craindre d'en faire une bonne provision, qu'on peut mettre dans de grandes cruches de grès bien bouchées, ou dans un petit baril. Elle sera mieux placée à la cave que partout ailleurs, parce que la chaîleur la fait épaissir. Il y a diverses espèces d'huile