nutes d'ébullition, les groseilles sont parfaitement cuites; on verse le tout dans un large-tamis de crin placé sur un vase de terre, et on laisse égoutter quelques instants. On enlève le tamis et on verse la confiture dans des pots bien secs. Chaque pot doit contenir 500 grammes de confiture au plus; les confitures qui se convertissent en gelée ne doivent pas être mises dans de grands pots; elles y prennent moins bien, et lorsque la pot est entamé, une partie de la confiture tourne en sirop; d'ailleurs un pot longtemps entamé n'a pas bonne mine.
Si on veut rendre la confiture plus agréable, on y ajoute dans la proportion de 500 grammes de framboises sur 3 kilogrammes de groseilles; elles donnent un parfum excellent.
Il reste une certaine quantité de sucre dans les pepins et dans les peaux, mais beaucoup moins qu'on ne pourrait le croire, c'est ce qui augmente un peu le prix de la confiture; on peut mettre de l'eau sur ce résidu, le laisser tremper deux ou trois heures, puis le passer; on obtiendra une eau de groseille fort agréable, mais qui doit être bue de suite parce qu'elle fermenterait au bout de trois ou quatre jours.
Les confitures faites par ce procédé ont la plus belle couleur possible, et conservent mieux le parfum du fruit que celles faites par le procédé qui va suivre; elles sont aussi plus transparentes, parce que toutes les parties qui pourraient les troubler demeurent dans le résidu. Ce procédé est le meilleur, selon moi.
SECOND PROCÉDÉ.
Pour faire la gelée de groseille un peu plus économique-ment, voici comment on procède :
Après avoir égrené les groseilles, on y joint les framboises, toujours dans la proportion d'un sixième environ, et on met le tout sur le feu, et on opère comme je l'ai indiqué ci dessus, mais sans sucre. Lorsque les fruits sont cuits, on les verse sur le tamis, et on laisse égoutter au moins deux ou trois heures. Quelques personnes pressent ensuite la pulpe dans un torchon neuf, et qu'on a eu le soin de mouiller à