cave pour verser ensuite sur un tamis et faire égoutter pendant 2 ou 3 heures. On procède ensuite comme avec l'autre jus, soit en mettant le sucre cassé dans le jus, soit en faisant un sirop au grand boulé.

Tous ces procédés sont très simples et excellents, je les ai toujours employés avec un succès complet.

Les gelées de coings et de pommes ne coûtent pas plus que d'autres confitures.

Emploi des pepins de coings. — Les pepins de coings sont employés pour la coiffure des femmes, il faut les faire sécher avec soin et les vendre si on ne les emploie pas. Pour s'en servir, on les met à tremper quelques heures dans de l'eau; il se forme autour d'eux une gelée incolore, qui, placée sous les cheveux, les fixe sur le front sans que l'on aperçoive le moyen employé.

K. — Manière de couvrir les pots de confitures.

Environ 10 à 12 jours après que les confitures sont faites, il faut les couvrir. On taille des ronds de papier fin en laissant une petite languette nécessaire pour retirer le papier lorsqu'on sert la confiture. On met de l'cau-de-vie dans une assiette, et on y trempe chaque rond avant de le placer sur la confiture sur laquelle il s'applique. Il ne faut pas que le papier dépasse la confiture et s'étende sur le bord du pot. Une heure environ après que ce premier papier est placé, on couvre le pot en entier avec un second papier sur lequel on inscrit l'espèce de confiture et l'année de sa confection.

On peut mettre cette seconde couverture de plusieurs manières; d'abord en faisant tremper un instant de bon papier bien collé et un peu fort, dans de l'eau, et en l'étendant sur la surface du rebord du pot; on déchire doucement avec le doigt tout autour, en dessous de ce rebord sur lequel on appuie le papier, afin qu'il s'y colle. En séchant, le papier se tend, durcit et tient assez bien; cependant, il ne faut qu'un léger choc au milieu du papier pour le décoller. Ce procédé est le plus joli et le plus propre.